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France Victimes : des outils pour l’urgence, l’écoute, la protection des femmes victimes de violences

Journée droits des femmes

Les femmes sont de loin les premières victimes, tous types d’agressions confondus. Elles sont victimes de plus de 70 % des violences. Chaque année, on estime à 219 000 le nombre de femmes victimes de violences conjugales.

Les femmes victimes de violences, notamment conjugales, sont largement suivies par les associations d’aide aux victimes du réseau France Victimes (plus de 64 000 en 2020), qui avec ses 130 associations agréées a déployé et continue de déployer des dispositifs innovants pour leur venir en aide de manière personnalisée :

  • Des outils sur le terrain pour gérer l’urgence,
  • Des outils numériques pour accompagner les femmes dans leurs démarches,
  • Des outils pour protéger les femmes.

Des outils pour gérer l’urgence

Un dispositif psycho-mobile mis en place par l’association SOS Aide aux Habitants-France Victimes 67 à Strasbourg

Le dispositif psycho-mobile consiste en une approche active et une mobilité de la prise en charge psychologique : à rebours des habitudes, c’est désormais aux professionnels d’aller vers les femmes victimes de violences (et enfants co-victimes). Ce dispositif expérimental a été mis en place avec le soutien financier de l’ARS Grand Est et a vocation à être élargi à la région Grand Est.

L’objectif est de faciliter le parcours de la victime et des enfants co-victimes. Il s’agit d’une forme de protection psychique de la victime, l’aidant à recouvrer sa capacité d’agir. Cette offre de soin précoce évite l’installation d’un syndrome post traumatique chez les victimes. 

Le dispositif s’adresse à toutes les victimes de violences en situation de vulnérabilité et/ou d’isolement : les femmes victimes de violences conjugales et leurs enfants, les victimes des réseaux de prostitution, les victimes de violences sexuelles etc., en leur proposant un entretien avec un psychologue, via le réseau de partenaires. Ces victimes ne peuvent se déplacer, vivent généralement en zone rurale, ou n’envisagent pas une telle démarche. Il se révèle d’autant plus nécessaire en cette période de crise sanitaire où les déplacements sont restreints. Le dispositif permet notamment à ces victimes mises à l’abri, résidant seule après éviction du conjoint violent à se saisir de cette opportunité dans une phase de rupture souvent difficile pour accepter la nouvelle situation et se projeter dans une nouvelle vie sans l’auteur des dites violences.

 

Un Pack de Première Nécessité (PPN) créé par l’association VIADUQ - France Victimes 67 à Strasbourg

Le départ du domicile conjugal n’ayant pas toujours été anticipé, se faisant dans la précipitation, des femmes victimes de violences conjugales se retrouvent souvent sans les produits de première nécessité avant d’être prises en charge…

L’association VIADUQ-France Victimes 67 a lancé en juillet 2019 le PPN (Pack de Première Nécessité) - un sac de secours destiné aux femmes fuyant les violences conjugales. Le PPN contient : serviettes hygiéniques, gel douche, shampoing, dentifrice, brosse à dent, brosse à cheveux, cotons tiges, cotons, mouchoirs, lessive à main, déodorant, serviette de bain, chaussons, un livre pour enfant.

Dans cette continuité, un challenge « SAFE BAG » a été lancé avec le CSF Victor Hugo Léo Lagrange afin de constituer le plus grand nombre de PPN qui seront redistribués ensuite à l'association VIADUQ-France Victimes 67 pour aider les victimes de violences.

 

Des outils numériques pour accompagner les femmes dans leur démarche

Mémo de Vie, la première plateforme digitale dédiée aux violences faites aux femmes

Le 23 novembre 2020, deux jours avant la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, la fédération France Victimes a lancé Mémo de Vie, une plateforme gratuite et sécurisée à destination des personnes victimes de violences ainsi qu'à leurs proches.

Cette plateforme digitale totalement sécurisée propose quatre fonctionnalités principales pour aider au mieux la personne victime à sortir des violences : le journal dans lequel l’utilisat.eur.rice a la possibilité de raconter et de consulter des événements, l’espace sécurisé permettant de stocker de manière individuelle, cryptée et horodatée aussi bien des médias divers que des documents officiels, la rubrique contacts utiles mettant à disposition les numéros importants aussi bien d’urgence que d’accompagnement pour les personnes victimes de violence et la bibliothèque proposant une sélection d’articles fiables pour se documenter et s’informer sur diverses thématiques relatives à leur situation.

Depuis son lancement en novembre, la plateforme Mémo de Vie comptabilise :

  • 10 000 visiteurs différents
  • 1050 comptes créés
  • 10 minutes de temps moyen par session
  • 2 025 événements enregistrés par les utilisat.eur.rice.s
  • 2 800 fichiers enregistrés dans l’espace de stockage

Grâce aux retours des victimes et des professionnel.le.s, Mémo de Vie ajoute de nouvelles fonctionnalités clefs à l’occasion du 8 mars :

  • Mon répertoire : les utilisat.eur.rice.s pourront ajouter leurs propres contacts au sein de ce répertoire, afin de conserver et de retrouver depuis n’importe quel appareil le numéro de téléphone, les adresses mail et postales ou tout élément de contact utile sans laisser de traces sur le carnet de contacts de leur propre téléphone.
  • La Corbeille : Une victime pouvant être amenée à supprimer des éléments sous la contrainte ou regretter d’avoir supprimé des éléments cruciaux, tout élément supprimé (événements, médias, documents…) sera conservé dans une corbeille pendant 30 jours. Les personnes victimes pourront donc récupérer, dans ce délai, les données supprimées et les réintégrer dans leur compte.
  • Autres améliorations :
  • Les utilisateurs ont désormais la possibilité d’indiquer dans un champ dédié le lieu, les témoins et le contexte d’un événement décrit dans le journal : des éléments qui peuvent s’avérer précieux dans le cadre d’enquête.
  • Pour retrouver plus facilement leurs documents, photos, vidéos et audios, les utilisateur.rice.s bénéficient désormais d’une barre de recherche dans l’espace sécurisé. L'utilisat.eur.rice peut ainsi rechercher par nom du fichier, date ou format.
  • Pour être toujours plus facile à utiliser et à comprendre, notamment pour les personnes maîtrisant peu le français, Mémo de Vie a ajouté de nombreux visuels et pictos.
  • Pour favoriser la prise de contact avec une ressource extérieure, si un.e utilisat.eur.rice ajoute plusieurs événements dans son journal où il.elle indique se sentir en danger, la plateforme lui propose d’en parler à un.e professionnel.le et d’aller consulter les contacts utiles.

 

Parcours-victimes.fr : un site pour comprendre les temps clés et les démarches à suivre pour les victimes de violences

À l’occasion de la journée européenne des Victimes, le 22 février 2021, la fédération France Victimes et le Fonds de Garantie des Victimes ont lancé pour les adultes et pour les mineurs adolescent.e.s, victimes de violences physiques, sexuelles et psychologiques, le site parcours-victimes.fr pour accompagner les victimes dans les principales étapes de leur parcours, depuis les faits subis jusqu’à l’éventuelle indemnisation.

Ce site internet apporte des informations pédagogiques générales pour des adultes et des mineurs, en complément de celles plus personnalisées que la victime pourra obtenir auprès d’autres professionnels (forces de l’ordre, professionnels du droit et de la justice, assistants sociaux, associations d’aide aux victimes, etc.).

Un bouton « Cacher le site » permettra à tout moment de quitter la consultation en toute sécurité. En cliquant sur ce bouton, l’utilisateur est renvoyé sur la page de son navigateur et il est impossible de revenir sur le site en cliquant sur la flèche "retour arrière".

Le site est construit autour de 5 grands moments d’un « parcours de la victime » - adulte et mineure que sont :

  • Parler et être écouté
  • Se mettre en sécurité
  • Préparer le temps pénal
  • Être indemnisé
  • Se reconstruire.

 

Des outils pour protéger les femmes

Bracelet anti-rapprochement : un dispositif de protection supplémentaire des victimes

Le dispositif du bracelet anti-rapprochement pour les cas de violences conjugales est entré en vigueur le 25 septembre 2020. Il s'agissait de l’une des mesures prévues suite au Grenelle des violences conjugales. Après une première phase test, le bracelet anti-rapprochement (BAR) est maintenant déployé dans toute la France afin de protéger les victimes de violences conjugales de leurs conjoints ou ex-conjoints violents. 

Les associations du réseau France Victimes, fédération nationale des associations d’aide aux victimes en France, sont mobilisées sur ce dispositif. Plusieurs associations ont d’ores et déjà remis un boîtier BAR à des victimes, répondent à toutes les questions qu’elles peuvent se poser sur le fonctionnement du dispositif et leur apportent un accompagnement global et individualisé (moral et psychologique, mais aussi juridique, social, etc.) dans la durée. C’est notamment le cas des associations France Victimes 16 à Angoulême, qui participait à l’expérimentation, France Victimes 25 à Besançon, ou encore France Victimes 82 à Montauban.

Téléphone Grave Danger

France Victimes est d’ores et déjà en charge de l’accompagnement des victimes dans le cadre du dispositif Téléphone Grave Danger (TGD) dans 111 des 164 tribunaux judiciaires. Dans ce cadre, les associations agréées de France Victimes sont présentes lors de la remise par l’autorité judiciaire aux victimes du téléphone géolocalisé, informent celles-ci et répondent à leurs questions sur le fonctionnement du dispositif et leurs apportent un accompagnement global et individualisé (moral et psychologique, mais aussi juridique, social, etc.) dans la durée.


TWITTER ImageIllustrationLien 507x265À l'occasion du 22 février - #JournéeEuropéenneDesVictimes, la fédération France Victimes et le Fonds de Garantie des Victimes ont lancé pour les victimes de violences physiques, sexuelles et psychologiques, le site parcours-victimes.fr pour les accompagner dans les principales étapes de leur parcours, depuis les faits subis jusqu’à l’éventuelle indemnisation et la reconstruction des personnes.

Facile d’utilisation, fluide dans les différentes étapes, ce site apporte des informations pédagogiques générales pour des adultes et des mineurs, en complément de celles plus personnalisées que la victime pourra obtenir auprès d'autres professionnels.

Le site est construit autour de 5 moments clés d’un « #ParcoursVictimes » que sont :

  • Parler et être écouté
  • Se mettre en sécurité
  • Préparer le temps pénal
  • Être indemnisé
  • Se reconstruire.

Sur toutes les pages, la victime trouvera les contacts de l’association FranceVictimes la plus proche pour être prise en charge et recevoir de l'aide.

#VictimesPlusJamaisSeules #FondsdeGarantie

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Comment protéger les enfants

Après deux mois de consultation, 70 000 participants, 4 300 propositions et 500 000 votes, Make.org en partenariat avec plusieurs associations, entreprises, personnalités et Adrien Taquet, Secrétaire d’Etat chargé de l’Enfance et des Familles ont proposé des solutions concrètes pour répondre à la question "Comment protéger les enfants contre toutes les formes de violences ?".

Des pistes d’action jugées prioritaires par les citoyens, sont classées selon 4 axes : l’évolution des procédures judiciaires, les processus de détection et de signalement, la sensibilisation et la prévention, et la prise en charge des victimes. 

La fédération France Victimes, partenaire de la grande consultation nationale "protéger les enfants" participera aux ateliers de transformation des idées en actions début mars 2021. 

  

11 idées prioritaires 

Les idées jugées prioritaires ont été classées selon 4 axes. Elles correspondent à des propositions citoyennes ayant recueilli au moins 80% de votes favorables. 

 

Axe 1 : Procédures judiciaires et sanctions 

  • Faire évoluer la loi sur les violences sexuelles et l’inceste 
  • Améliorer le suivi judiciaire des enfants 

Dans la lutte contre les violences faites aux enfants, les citoyens réclament en premier lieu une évolution de la loi, notamment en durcissant les peines à l’encontre des auteurs de violences sur les enfants, et en les faisant réellement appliquer. En cas de violences sexuelles, et notamment d’inceste, ils s’accordent sur la nécessité de supprimer le délai de prescription, ainsi que toute notion de consentement : de l’avis massivement partagé des citoyens, un mineur de moins de 15 ans doit systématiquement être considéré comme non-consentant. 

Les participants plaident par ailleurs pour une amélioration du suivi judiciaire des enfants. Il s’agit notamment d’agir dès le premier signalement de violences, d’accélérer les procédures, et de changer la manière dont se déroulent les auditions, en mettant par exemple une salle spécifique à disposition des victimes pour enregistrer leur plainte. Mais aussi de former massivement policiers et magistrats à mieux recevoir la parole des enfants. 

Enfin, des solutions sur l’adaptation du droit de la famille et de l’autorité parentale en cas de violences, sur la traçabilité des agresseurs grâce à un fichier de délinquants sexuels, et sur la lutte contre la pédocriminalité en ligne font également consensus dans cette consultation. 

 

Axe 2 : Détection, signalement 

  • Former toute personne destinée à travailler auprès d'enfants à détecter les signes de violence 
  • Améliorer les processus et les outils de détection et de signalement des violences 
  • Favoriser la prise de parole des enfants et les écouter davantage 

Pour parvenir à identifier plus rapidement les situations de violences, les participants à la consultation estiment prioritaire de former massivement tous les professionnels travaillant auprès des enfants à détecter des signes de violences, des troubles comportementaux ou des appels à l’aide implicites. Selon les citoyens, les outils de détection et de signalement doivent également être améliorés, grâce à un système centralisé et des procédures d’urgence simplifiées. Il faut également donner aux enfants eux-mêmes les moyens de dénoncer facilement leur agresseur, par exemple via des boîtes aux lettres anonymes. Enfin, la parole des enfants doit être favorisée, en créant des espaces sécurisés où ils se sentent en confiance pour éventuellement dénoncer les violences dont ils sont victimes. Cette parole doit aussi être légitimée : il faut les écouter davantage et cesser de les décrédibiliser en raison de leur âge. 

 

Axe 3 : Sensibilisation, prévention 

  • Sensibiliser l’ensemble de la population aux violences infantiles et briser le tabou de l’inceste 
  • Sensibiliser les enfants, notamment à l’école 
  • Mieux sensibiliser et protéger face aux cyberviolences 

Selon les participants à la consultation, l’ensemble de la population française doit être sensibilisé, via de grandes campagnes de prévention, à la lutte contre les violences faites aux enfants, qui doit être érigée en cause nationale. Les enfants eux aussi doivent être sensibilisés dès le plus jeune âge, essentiellement à l’école, aux notions de rapport au corps et d’intimité, et apprendre à identifier les comportements adultes anormaux. 

Sur le sujet des violences sexuelles intrafamiliales, qui traverse l’ensemble de la consultation, les citoyens jugent prioritaire de briser le tabou sur l’inceste : nommer cette violence silencieuse, et pourtant si répandue, pour mieux la combattre. Enfin, une attention particulière est portée à la lutte contre les cyber-violences : les participants appellent à sensibiliser parents et enseignants aux dangers d’internet et des réseaux sociaux, et à renforcer les sanctions contre les auteurs de ce type d’agressions. 

 

Axe 4 : Prise en charge 

  • Améliorer le fonctionnement de la Protection de l'Enfance 
  • Améliorer la prise en charge psychologique et matérielle des victimes Mieux prendre en charge et accompagner les personnes violentes ou à risque 

Les participants à la consultation s’accordent enfin pour réclamer une meilleure prise en charge des enfants victimes de violences. Cela passe d’abord par une amélioration du fonctionnement de la Protection de l’Enfance, via une harmonisation de l’Aide sociale à l’enfance sur tout le territoire, et davantage de moyens pour contrôler et suivre les familles d’accueil, et accompagner les enfants placés tout au long de leur parcours. 

En cas de violences, les citoyens réclament que les victimes bénéficient de soins, notamment psychologiques, systématiques et gratuits. Ils souhaitent également que davantage de professionnels de santé soient recrutés dans les écoles. Enfin, les citoyens recommandent l’accompagnement des personnes potentiellement violentes : aider les parents dépassés par l’éducation de leurs enfants, et les enfants victimes, pour éviter la reproduction du cycle de violences.


Image Demande d aide juridictionnellePour mémoire, l'aide juridictionnelle est une aide financière de l'État si vos ressources financières sont insuffisantes pour vos frais de justice (avocat, notaire, huissier de justice etc). Vos frais de procédure seront alors pris en charge totalement ou partiellement.

Depuis le 1er janvier 2021, sont entrées en vigueur les dispositions du nouveau décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 portant application de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique et relatif à l’aide juridictionnelle et à l’aide à l’intervention de l’avocat dans les procédures non juridictionnelles.

Modifications des critères d’éligibilité à l’aide juridictionnelle

Dorénavant, celle-ci devra être fondée principalement sur le revenu fiscal de référence - RFR
(et non plus les « ressources de toute nature »), en tenant compte :

  • de la composition du foyer,
  • du patrimoine,
  • de l’épargne du demandeur.

Le revenu fiscal de référence correspond à un montant de revenus annuels. Les seuils d’éligibilité à l’aide juridictionnelle et à l’aide à l’intervention de l’avocat sont donc définis sur la base d’un montant de revenus annuels.

Depuis le 1er janvier 2021, ces seuils d’éligibilité à l’aide juridictionnelle sont les suivants (article 3 du décret), à chaque fois pour une personne seule :

  • un plafond du RFR fixé à 11 262 € par an pour l’AJ totale,
  • et à 16 890 € par an pour l’AJ partielle.

Lorsque le foyer fiscal est composé de plusieurs personnes, les plafonds de ressources et de patrimoine sont majorés (article 6 du décret) :

  • à 0,18 fois 11 262 euros pour chacune des 2 premières personnes supplémentaires,
  • à 0,1137 fois 11 262 euros pour les personnes suivantes.

Le décret fixe par ailleurs des plafonds d’éligibilité concernant :

  • le patrimoine mobilier (épargne essentiellement) : si sa valeur est supérieure au plafond de l’AJ totale (soit 11 262 euros en 2020 pour une personne seule), le demandeur n’est pas éligible à l’AJ ;
  • le patrimoine immobilier (hors résidence principale et locaux professionnels) : si sa valeur est supérieure au double du plafond de l’AJ partielle (soit 33 780 euros en 2020 pour une personne seule), le demandeur n’est pas éligible à l’AJ.

Seules les demandes d’AJ déposées à compter du 1er janvier 2021 pourront faire l’objet d’une analyse fondée sur le RFR, avec une prise en compte des nouveaux seuils de plafond de ressources et de patrimoine.
Les dossiers antérieurs non traités au 1er janvier 2020 devront être examinés sur la base des modalités de calcul et des seuils qui étaient en vigueur jusqu’au 31 décembre 2020.

Par exception, l’éligibilité à l’aide juridictionnelle est examinée à partir du double des ressources imposables des six derniers mois, après abattement de 10 %, dans 2 situations :

  • à défaut de revenu fiscal de référence (article 8 du décret),
  • lorsqu’à la date de la demande, les revenus du foyer fiscal diffèrent, en raison d’un changement de situation, de ceux pris en compte initialement pour établir l’avis d’imposition le plus récent (article 4 du décret).

Ainsi, pour les demandes formulées depuis le 1er janvier 2021, les situations d’hébergement ne peuvent donc plus être prises en compte, ni du point de vue des ressources de la personne qui est hébergée ou qui héberge, ni du point de vue des charges. En effet, l’article 4 de la loi du 10 juillet 1991 modifiée prévoit que le caractère insuffisant des ressources des demandeurs est apprécié en tenant compte notamment du foyer fiscal. Or la notion de foyer fiscal, telle qu’elle est définie par le Code général des impôts, ne recouvre pas les situations d’hébergement, que le demandeur à l’AJ soit hébergé ou qu’il héberge un tiers.

Pour les couples mariés ou pacsés, il y aura donc un seul RFR ; pour les concubins, les revenus ne sont plus cumulés => il n’y a pas d’addition de revenus hors foyer fiscal.

L'appréciation des ressources reste par ailleurs individualisée dans les cas suivants :

  1. si la procédure oppose des personnes au sein d'un même foyer fiscal ou s’il existe entre elles, eu égard à l'objet du litige, une divergence d'intérêt ;
  2. si la procédure concerne une personne majeure ou mineure rattachée au foyer fiscal de ses parents ou de ses représentants légaux, lesquels manifestent un défaut d'intérêt à son égard.

Le montant pris en compte pour le calcul de l’éligibilité à l’AJ sera également le double des ressources imposables des six derniers mois, après abattement de 10 %.

L’article 61 du décret rappelle que l’admission provisoire à l’AJ sera de plein droit lorsque la procédure concerne la délivrance d’une ordonnance de protection.

RDV sur www.justice.fr pour tout savoir sur l'AJ . Malgré cette aide en ligne, toute victime peut utilement aller dans une association France Victimes pour être accompagnée dans ses démarches d’explication et de vérification de son éligibilité ou pas à l’aide juridictionnelle totale ou partielle.


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Dans le contexte de crise sanitaire actuel, les usages numériques liés aux mesures de confinement se démultiplient et les cyber-escroqueries sont de plus en plus nombreuses.

Victimes d'un acte de cybermalveillances ? Vous pouvez :

  • Contacter Info Escroquerie par téléphone pour obtenir des renseignements sur les démarches, au 0 805 805 817, du lundi au vendredi de 9h à 18h30.
  • Contacter le 116 006, pour être orienté.e vers le service d’aide aux victimes le plus proche, afin de bénéficier d’un accompagnement selon vos besoins (aide à la plainte, aide psychologique...). La plateforme téléphonique de l’aide aux victimes est joignable tous les jours, de 9h à 19h (appel et service gratuits).
  • Trouver une solution pour résoudre votre problème sur le site de Cybermalveillance.
  • Demander à être mis.e en relation avec un prestataire de confiance référencé disponible sur le site de Cybermalveillance.

Retrouvez toutes les bonnes pratiques essentielles pour assurer votre sécurité numérique sur le site de Cybermalveillance : https://www.cybermalveillance.gouv.fr/bonnes-pratiques


Il est essentiel de souligner à titre liminaire que l’année 2020 a initié la procédure relative à la demande d’agrément des associations d’aide aux victimes auprès du ministère de la Justice ; c’est ainsi qu’au 31 décembre 2020, près de 70 associations du réseau France Victimes étaient ainsi agréées.

Cet agrément, gage de la reconnaissance du réseau professionnel, spécialiste de l’accompagnement judiciaire de toutes les victimes, marque la singularité des actions et principes d’intervention de France Victimes, dans le paysage de l’aide aux victimes.

La crise sanitaire du Covid-19 et les confinements ont pu avoir des conséquences néfastes pour les victimes.

Malgré les mesures sanitaires prises pour lutter contre la crise du Covid-19, le Réseau France Victimes est resté disponible pour celles et ceux qui en ont eu besoin. Les associations d'aide aux victimes ont assuré la continuité du suivi des victimes en adaptant leurs pratiques et en développant de nouveaux dispositifs. 

Le nombre de nouvelles victimes prises en charge en matière de violences conjugales et intrafamiliales a augmenté. 35 % du total des victimes prises en charge en 2020 l'ont été pour des faits de violences conjugales. Elles représentaient 27 % du total des victimes prises en charge en 2019.

De nouveaux dispositifs pour accompagner les victimes

En 2020, de nouveaux dispositifs d’aide aux victimes ont été déployés.

Le Bracelet Anti Rapprochement (BAR), déployé dans un premier temps dans cinq juridictions, a été généralisé à l'ensemble du territoire à la fin de l'année. Ce dispositif permet de géolocaliser le conjoint ou ex-conjoint violent et de déclencher un système d'alerte lorsqu'il s'approche de la personne protégée au-delà d'un périmètre défini par le juge.

La médiation animale au service des victimes, expérimentée depuis 2018 à Cahors s'est développée. En octobre, la Fondation A. et P. Sommer et la fédération France Victimes ont co-organisé un colloque sur le Chien d'Assistance Judiciaire, afin de faire découvrir ce dispositif inspiré des « courthouse facility dogs » américains. 2 associations France Victimes ont candidaté et ont été formées en 2020 pour avoir un chien d'assistance judiciaire dans leur équipe grâce à Handi'Chiens et la Fondation Sommer.

Enfin, le 23 novembre, France Victimes, sous l'égide du ministère de la justice, a sorti la plateforme Mémo de vie, la première plateforme digitale dédiée aux victimes de violences. Après près d'un an et demi de cadrage et de développement, cet outil numérique a pu voir le jour grâce à deux partenaires principaux : Make.org Foundation et Share-It.

Des événements collectifs encore en nombre

En 2020, la Fédération a pris part à la première cérémonie nationale d'hommage aux victimes du terrorisme, le 11 mars sur la Place du Trocadéro, et les attentats n'ont pas épargné notre territoire, notamment à Villejuif, Romans-sur-Isère, Paris, Conflans, Nice ou encore à l'étranger.

Sur les événements collectifs, une nouvelle organisation de la prise en charge en phase de crise a été mise en oeuvre (cellule interministérielle d'information du public et de l'aide aux victimes). Inondations, incendies, catastrophes naturelles ont mis à contribution les associations des départements touchés et les voisines intervenant en toute solidarité.

De nombreux procès de grande ampleur, comme les attentats de janvier 2015, l'Affaire Le Scouarnec, ou encore le procès dit « des SDF à Niort » ont largement mobilisé les associations du Réseau.

Évolution en matière d'aide aux victimes

France Victimes a eu l'occasion de rencontrer les nouveaux interlocuteurs ministériels pour l'Aide aux Victimes et de contribuer au travail parlementaire. Le contexte législatif a bougé notamment pour les victimes de violences conjugales, avec la loi de juillet 2020 et des guides ont été mis à jour par le ministère de la Justice, comme celui de l'Ordonnance de protection ou le Guide pour la protection des mineurs. 

Pour la Fédération, la dimension d'accompagnement social a été mise en avant avec un recrutement spécifique et le lancement d'une grande enquête dans notre réseau qui permettra de faciliter la prise en charge des personnes victimes, en maîtrisant mieux les impacts sociaux sur le travail d'aide aux victimes. 

Enfin, si les violences au sein du couple et de la famille ont été un point focus pour France Victimes, tout comme les violences sexuelles au sein de l'Église (CIASE), les victimes de toutes sortes de violences dans le sport ont été également au coeur de notre engagement.


mhNous sommes honorés et fiers de vous annoncer que plusieurs membres de notre Réseau ont été promus dans l’Ordre national du Mérite et de la Légion d’Honneur !

À travers cette promotion, le Président de la République et le gouvernement reconnaissent leur engagement et leur investissement professionnel et bénévole en faveur des personnes victimes, notamment dans cette période particulière de crise sanitaire.

Toutes nos félicitations aux collègues du Réseau :

Promus à l'ordre national du Mérite, grade chevalier : 

Anne-Laure BEA, directrice de l'AVEDE-ACJE 27 

Jérôme BERTIN, directeur général de la Fédération France Victimes

Cyril BOILE, directeur de France Victimes 60

Karine CHAUVET-TEULIERE, directrice de France Victimes 66

David DEGERY, directeur de l'AVEC63

Elisabeth LIOTARD, directrice de VIFFILAVI France Victimes 69 et membre du CA de la Fédération

Jérôme MOREAU, président de l'ANDAVI-France Victimes 58 et trésorier de la Fédération

Promue à l'ordre national du Mérite, grade officier : 

Carole DAMIANI, directrice de PAV 75

Promue à la légion d’honneur, grade chevalier :

Michelle HUFNAGEL, présidente de l'AVEC 63


Catalogue Formations 2021 040120Le catalogue des formations France Victimes en 2021 est disponible !  
pdf Téléchargez le catalogue formation 2021 (2.61 MB)

Près de 30 formations sont proposées aux salariés et bénévoles des associations France Victimes, ainsi qu'à tous les professionnels intéressés par la thématique de l'aide aux victimes, dans les domaines du droit, de la santé mentale et du social, pour se sensibiliser à l'aide aux victimes ou professionnaliser leurs interventions.

Dans le contexte de crise sanitaire actuel, certaines formations seront organisées en visio-conférence.

 

Organisme de formation depuis 1993, France Victimes réalise ses formations autour de l'accueil des victimes, d'une approche globale et pluridisciplinaire de leurs problématiques, du perfectionnement juridique et psychologique, et de la justice restaurative.


CE

Victim Support Europe s’est exprimé à l’occasion de la Consultation européenne sur le Livre blanc relatif à l’Intelligence Artificielle (IA).

VSE recommande notamment à l’Union Européenne de prendre en compte les opportunités que peut offrir l’IA d’améliorer la situation des victimes, et d’aider à lutter contre la criminalité. VSE enjoint également à l’UE de développer les options d’utilisation des applications d’IA pour soutenir la société civile et éliminer ou a minima réduire les effets de la criminalité.

Pour ce faire, VSE met en avant trois points :

  • Un écosystème d’excellence : la société civile doit être associée au développement de l’IA afin de s’assurer que les problématiques des victimes sont bien prises en compte. Les financements des start-up innovant en matière d’intelligence artificielle, soutenant l’inclusion des organisations de la société civile, doivent également être augmentés ;
  • Un écosystème de confiance : il faut bien comprendre les risques de l’IA et que l’UE soit proactive, en veillant à ce que le public soit informé des nouveaux risques et des délits émergents, qu’il comprenne comment se protéger et que des lois, politiques et pratiques suffisantes soient mises en place pour aider les victimes. VSE soutient également toute action de l’UE visant à éliminer ou réduire les risques de discrimination ou de violation des droits fondamentaux.
  • Les implications de l’IA et de la robotique en matière de sécurité et de responsabilité : l’IA peut être utile pour soutenir la société civile et réduire les effets de la criminalité. L’IA et les mégadonnées peuvent également fournir de nouvelles statistiques sur la probabilité de victimisation et aider les décideurs à rédiger de meilleures politiques publiques.

AN
La mission flash sur les cours criminelles a rendu ses conclusions ce mercredi 16 décembre 2020, établissant un premier bilan positif de l’expérimentation de ces cours criminelles départementales.

Les députés Stéphane Mazars et Antoine Savignat formulent en fin de rapport 6 recommandations, dans l’hypothèse d’une généralisation de ce dispositif, actuellement expérimenté dans 18 départements.

France Victimes avait été auditionnée sur ce sujet en septembre 2020, insistant sur le caractère indispensable de préserver devant cette juridiction les droits des parties, y compris les droits de la partie civile, mais aussi la qualité du débat judiciaire ainsi que l’oralité des débats. 

Il faut laisser l’expérimentation se poursuivre aux fins d’établir un véritable bilan avec l’ensemble des acteurs concernés, lorsqu’ il y aura davantage de recul.

La proactivité des AAV France victimes sera également essentielle dans ce cadre, pour proposer aide et soutien aux victimes, et les informer de façon complète et pédagogique en amont sur les tenants et aboutissants de la Cour criminelle.

pdf Télécharger la Communication Missions "flash" sur les cours criminelles (777 KB)