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Les 4 et 5 novembre 2021 se déroulaient la 34e édition des Assises Nationales de France Victimes sur le thème « de l’aide à la protection des victimes ». Nous étions 303 congressistes à participer à cet événement convivial et enrichissant pour la réflexion et les échanges. Merci à vous toutes et tous !

Voici un petit résumé en vidéo de ces deux jours avec vous : https://youtu.be/6kTzqa1NPyY 

Vous étiez nombreux et nombreuses à être impliqués dans ces Assises Nationales, et vos partages sur les réseaux sociaux ainsi que vos tweets ont permis de montrer l’ampleur de cet événement.

Le garde des Sceaux, Monsieur Éric Dupond-Moretti, n'ayant pas pu être présent,il a envoyé une vidéo explicative sur les différents projets à venir (à retrouver ici). 

À cette occasion, Madame Maryse Le Men Régnier, présidente de la fédération France Victimes et Jérôme Moreau, président de France Victimes 58 Andavi et Vice-Président de Victim Support Europe ont prononcé un discours et une allocution d'ouverture que vous pouvez retrouver respectivement ici :

Pour rappel, il y avait 5 tables rondes réparties sur les deux jours :

Jeudi 4 novembre 2021 :

  • Table ronde 1 : Les enjeux de la protection des victimes

Sous la présidence de Mathieu Martinelle, avec les interventions de Maddy Scheurer, François Perain, Marie-Pierre Glaviano-Ceccaldi et Alexandra Tkaczynski, la référente accompagnement social de la Fédération.

À retenir, qu’il y a différents enjeux dans la protection des victimes, à savoir la protection de proximité en allant vers les victimes, l’adaptation des informations et du langage juridique, la formation pour un dépistage précoce et éclairé, et l'accompagnement social pour garantir les droits et favoriser la reconstruction.

Pour voir l’intégralité de la table ronde, vous pouvez la retrouver ici : https://youtu.be/Whluhs5-kms  

 

  • Table ronde 2 : Quels outils de protection des victimes ?

Sous la présidence d’Élisabeth Moiron-Braud, avec les interventions de Ernestine Ronai, Hélène Joly, Anne-Hélène Moncany et Éloïse Le Goff.

À retenir : les TGD (Téléphone Grave Danger) ainsi que les BAR (Bracelet Anti Rapprochement) sont des outils de protection des victimes, des outils en direction des auteurs de violences sont mis en place également pour éviter la réitération ou le passage à l’acte, et pour finir l’indemnisation est un outil à la fois de protection et aussi de reconstruction.

Pour voir l’intégralité de la table ronde, vous pouvez la retrouver ici : https://youtu.be/ApqTLD5Z-qI

 

  • Table ronde 3 : Pour un accompagnement plus global des victimes : divers facteurs de protection

Sous la présidence de Jean-Baptiste Haquet, avec les interventions de Olivia Mons, Lara Di Rocco, Laurent Puech et Magali Blasco.

À retenir : il existe Mémo de Vie comme outil numérique ; le soutien psychologique pour comprendre, se représenter et élaborer ; le soutien social dans les commissariats et gendarmeries, qui respecte le choix des victimes et enfin le rôle accru des associations, grâce à la complémentarité des différents professionnels pour repérer, évaluer, alerter et protéger.

Pour voir l’intégralité de la table ronde, vous pouvez la retrouver ici : https://youtu.be/DvW-Ix0LiWE

 

Vendredi 5 novembre 2021 :

  • Table ronde 4 : La famille comme lieu à protéger

Sous la présidence de Valérie Debord, avec les interventions de Caroline Lacroix, Élisabeth Laithier, Édouard Durand et Aude Camagne.

À retenir, les propos d'Édouard Durand, qui interroge les liens, la parentalité et la rencontre. « À chaque fois que nous mettons le mot conflit, à la place de violence, nous mettons des personnes en danger (…) Parfois, il faut aider l’enfant à se délier de sa famille ».

Pour voir l’intégralité de la table ronde, vous pouvez la retrouver ici : https://youtu.be/nEtPCwQt5b0

 

  • Table ronde 5 : Pratiques innovantes, pratiques inspirantes

Sous la présidence de Nathalie Griebeck, avec les interventions de Franck Gicquel, Laurent Martrille, Jean-Marc Sauvé, Yvette Gaertner et Élisabeth Liotard.

À retenir, les propos de monsieur Jean-Marc Sauvé : « Il est essentiel d’apporter à toutes les victimes un accompagnement qui ne peut être assumé, qui ne peut être réalisé que par des professionnels de l’aide aux victimes ».

Pour voir l’intégralité de la table ronde, vous pouvez la retrouver ici : https://youtu.be/Jlk2dNig2lk

Évidemment, nous remercions également Anne-Sophie Gavriloff, présidente de France Victimes 54, Mathieu Klein, président de la Métropole du Grand Nancy, Jérôme Bertin, Directeur de la fédération France Victime, et enfin Frédérique Calandra, déléguée interministérielle à l’Aide aux Victimes au Ministère de la Justice.

Pour découvrir le discours de clôture, c'est ici :
https://youtu.be/fiEFS0egWGQ

Et enfin, merci à France Victimes 54 pour toute l’organisation.

Merci à vous toutes et tous, sans vous ces Assises Nationales n’auraient pas été possibles, et nous espérons vous revoir pour les prochaines qui auront lieu le 28 et 29 juin 2022 avec le thème de Santé et Justice, une nouvelle ambition au service des victimes à Nevers, co-organisées avec l'association France Victimes 58 Andavi.


 

Lettre ouverte à Emmanuel Macron, Président de la République

Présidence française de l'Union européenne : La France peut rayonner en faisant progresser les droits des victimes en Europe

 

Monsieur le Président de la République,

Alors que s'ouvre ce mois-ci la présidence française du Conseil de l'Union européenne, nous vous proposons de mettre celle-ci au service des plus faibles, à savoir les personnes victimes qui n'ont pas toujours les moyens de se défendre.

Nous connaissons votre attachement à l'Europe et au progrès. Vous avez déclaré vouloir faire de cette présidence « un grand moment d'humanisme européen». Vous avez également proposé de « doter l'Union européenne d'une législation sur la lutte contre les violences faites aux femmes».

Dans cette dynamique, comme première fédération nationale d'associations d'aides aux victimes avec ses 130 associations sur tout le territoire français, en métropole comme en outre-mer, la fédération France Victimes vous propose de saisir cette opportunité que représente cette présidence en plaçant les droits des victimes au centre de l'agenda européen.

Grâce notamment à la vision et à l'action de Robert Badinter, à l'origine de la création du réseau France Victimes, la France peut se prévaloir depuis près de 40 ans d'une législation très avancée en matière de droits des victimes. Elle offre également à celles-ci un accompagnement sérieux porté par des associations expérimentées, avec une prise en charge globale, aussi bien psychologique que juridique et sociale, et adaptée à tous les profils de victimes d'infractions pénales.

 

Exemplaire dans ce domaine, la France peut rayonner en étant force de progrès et en favorisant l'évolution du droit des victimes dans les autres pays européens.

Monsieur le Président de  la République, vous avez fait de l'égalité hommes-femmes la grande cause de votre quinquennat et nous savons que la lutte contre les violences faites aux femmes est depuis 5 ans une priorité pour votre gouvernement. Les violences faites aux femmes sont fréquentes dans le monde entier et les victimes font rarement l'objet d'une reconnaissance et d'un accompagnement adéquat.

Sur ce sujet, nous vous proposons de porter sur l'ensemble de l'espace européen les propositions suivantes :

  • La reconnaissance au niveau européen d'un même statut pour le viol dans le droit pénal des différents États membres, car un viol reste un viol, quel que soit l'État dans lequel il a été commis.
  • L'obligation pour tous les services de police d'enregistrer les plaintes des victimes, même si celle-ci ne dispose pas d'un certificat médical.
  • La reconnaissance dans le droit des États membres de toutes les violences à l'égard des femmes, qu'elles soient verbales, physiques, psychologiques, économiques et sexuelles, et que les faits soient anciens ou récents.

Les enlèvements d'enfants sont un autre sujet préoccupant et pour lequel une réponse européenne nous semble nécessaire. Afin de lutter contre ce type de criminalité transfrontalière, nous vous proposons de renforcer le dispositif Ambert enfants-disparus par la création d'un système d'alerte Européen harmonisé sur le modèle alerte enlèvement français. Cela permettrait ainsi de relayer sans délai dans les différents médias et sur les réseaux sociaux l'information en temps réel.

Nous vous remercions de l'attention que porterez à ces quelques propositions, qui nous le pensons, peuvent contribuer à faire de cette présidence française de l'Union européenne une étape historique pour le droit et la reconnaissance des victimes sur notre continent.

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de notre très haute considération,

Maryse LE MEN RÉGNIER

Présidente de la Fédération France Victimes

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La fédération France Victimes a remporté le nouveau marché public du ministère de la Justice concernant la gestion du 116 006, numéro national gratuit destiné aux victimes.

Pour rappel, le 116 006 est un espace de parole anonyme et confidentiel qui a pour objectifs de permettre une libération de la parole, d’évaluer les besoins et les difficultés rencontrées et de proposer une mise en relation personnalisée vers les services localement compétents.

Parmi les nouveautés, le 116 006 est toujours ouvert 365 jours par an, et désormais de 9 heures à 20 heures, soit 1h en plus, et les victimes qui le souhaitent, pourront contacter le service par le biais d’une adresse mail dédiée : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. .

Le numéro sera également accessible aux personnes sourdes, malentendantes, sourdaveugles et aphasiques via une application.

Le nouveau cahier des charges désigne également le 116 006 comme relais dès la fermeture de la cellule « Info-public » ouverte par le Premier Ministre place Beauvau après la commission d’un acte de terrorisme ou d’une catastrophe majeure.

Ce marché prend effet à partir du 1er février 2022 et pour une durée de 4 ans.


La fédération France Victimes ainsi que tous les professionnels de l’aide aux victimes vous transmettent leurs meilleurs vœux. 

Que cette nouvelle année apporte santé, bonheur et solidarité. 

France Victimes continuera à œuvrer, à vos côtés, pour renforcer et améliorer encore le soutien et l’accompagnement des personnes victimes.


 

Au 1er janvier 2022, est entrée en vigueur l’obligation de certification des organismes de formation, s’ils veulent bénéficier de fonds publics ou mutualisés.

C’est chose faite ! France Victimes répond aux exigences du Référentiel National Qualité. Notre organisme de formation a obtenu en janvier 2022 la Certification Qualiopi, le référentiel de certification qualité des organismes prestataires d’actions concourant au développement des compétences.

Il apparait que notre champ d’intervention dans le domaine de la formation continue demeure un axe essentiel pour contribuer à donner des points d’appui et de repères pour acquérir la professionnalité nécessaire à chacun d’entre nous.

En lien avec les nombreuses réformes qui s’opèrent ces dernières années dans le champ de la formation professionnelle et continue, nous sommes amenés à consolider notre approche pratique et pédagogique, afin de répondre aux nouveaux enjeux de la formation.

Ce qui change :

2022, une année de transition pour France Victimes !

Notre démarche d’amélioration continue se traduit par une restructuration de notre service formations et de son équipe, par le recours à une plateforme de LMS – Learning Management System, permettant d’évoluer progressivement vers la digitalisation. Cet outil va nous permettre, entre autres, d’analyser les besoins et attentes des professionnels de l’aide aux victimes, de suivre la progression de chaque personne formée, par l’utilisation de questionnaires d’évaluation (quiz). De nombreuses fonctionnalités, dont nous vous reparlerons tout au long de l’année 2022.

Cette démarche est amenée à évoluer avec le temps, et en co-construction avec vous dans le cadre d’échanges de bonnes pratiques, groupes de travail et des feedbacks des associations adhérentes au Réseau de la Fédération.

Si vous êtes intéressés, une offre d'emploi d'assistant(e) au service formations est disponible, veuillez la découvrir ici :   pdf 01 2022 Assistant(e) Service Formation CDD Temps plein - Fédération France Victimes, Paris (271 KB)

Ce qui ne change pas :

En répondant aux critères de ce Référentiel Qualité, France Victimes permet aux personnes s’inscrivant dans les formations qu’elle propose, de pouvoir continuer à bénéficier des fonds publics ou mutualisés (OPCO - Opérateurs de Compétences, OPCO Santé, UNIFORMATION, FIFPL…) pour financer leurs formations. pdf

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La Fédération participe au projet INFOVICTIMS III, mené par l’association d’aide aux victimes portugaise APAV : ce projet sur 24 mois, impliquant 9 pays de l’Union Européenne, a pour but d’intégrer au site internet international infovictims.com un volet relatif à la France et aux droits des victimes en France.

Ce site, disponible en anglais et en français, recensera toutes les informations utiles aux victimes en France, que ce soit des informations sur leurs différents droits, présenter les acteurs de l’aide aux victimes, des contacts utiles, ou encore des schémas pour leur expliquer la salle d’audience.

Une application sera également développée, reprenant le site internet et incluant un système de géolocalisation permettant à la victime d’identifier autour d’elle les services qui pourraient lui être utiles.

Les 15 et 16 novembre 2021, les partenaires du projet Infovictims III se sont réunis à Athènes pour discuter des progrès réalisés dans le cadre du projet et planifier les tâches à venir pour la deuxième année de mise en œuvre.

Le second jour, les partenaires ont eu l'honneur de rencontrer des représentants du gouvernement grec pour leur présenter le projet Infovictims III, se renseigner sur les politiques et actions mises en œuvre en Grèce dans le domaine des droits des victimes, et engager une discussion fructueuse sur les défis et les bonnes pratiques dans la transmission d'informations aux victimes d’infractions. Plus précisément, l'équipe du projet a rencontré et discuté avec M. Thanos Panagiotou, directeur du bureau du Vice-Ministre de la Justice, le lieutenant Maria Sophia Kiriakou, cheffe du département des violences conjugales de la police hellénique, et Mme Chryssa Papaiakovou, conseillère juridique au cabinet du Vice-Ministre du travail et des affaires sociales.

L'événement a été co-organisé par la European Public Law Organisation (EPLO) et l'association portugaise d'aide aux victimes (APAV), avec également la participation de l’Institute for Advanced Studies de Vilnius, de l’Irish Council of Civil Liberties, de France Victimes, de l’Association Onlus Libra, de Weisser Ring Germany, de Bily Kruh Bezpeci, de Subvenia Victima et de Victim Support Europe.

Le projet Infovictims III est financé par la Direction Générale de la Justice et des Consommateurs de la Commission européenne.


La CIIVISE 

A été annoncée le 23 janvier 2021 par le Président de la République, une commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE), co-présidée par Édouard Durand, juge des enfants et Nathalie Mathieu, directrice générale de l’association Docteurs Bru.

La lettre de mission, signée par le secrétaire d’État chargé de la famille et de la protection de l’enfance prévoit d’« accompagner un changement de société, pour permettre à la France de s’engager de manière déterminée pour une protection des mineurs, par l’instauration d’une culture de la prévention et de la protection. ».

Le 11 mars 2021, la commission est installée par Adrien Taquet pour une durée de deux ans afin de formuler des recommandations pour mieux prévenir les violences sexuelles et mieux protéger les enfants victimes et lutter contre l’impunité des agresseurs.

Ses objectifs étant d’une part de mieux connaître et faire connaître les violences sexuelles faites aux enfants et sensibiliser à l’ampleur des violences sexuelles faites aux enfants et d’autre part de formuler des recommandations pour renforcer la culture de la prévention et de la protection dans les politiques publiques

À cet égard, sa priorité est d’organiser le recueil de témoignages de victimes, et, pour ce faire, la CIIVISE lance un appel à témoignages à l’attention des personnes ayant été victimes de violences sexuelles dans leur enfance.

Les témoignages des victimes permettront à la commission de repérer les mécanismes des violences, la stratégie des agresseurs et la réponse des institutions. C’est à partir de ces témoignages que seront formulées ses préconisations à l’attention des pouvoirs publics (prévention, repérage, protection et soins pour les victimes, sanction des agresseurs).

DU LUNDI AU VENDREDI DE 10H00 A 19H00 VOUS POUVEZ APPELER LE 0 805 802 804 Appel anonyme et gratuit (inaccessible depuis l’étranger)*

D’OUTRE-MER VOUS POUVEZ AUSSI APPELER LE 0 800 100 811 Appel anonyme et gratuit (y compris depuis l’étranger)*

 

Un premier avis et un colloque

Un premier avis a été rendu publique le 27 octobre 2021, pour le découvrir c’est ici : https://www.ciivise.fr/les-travaux-avis/avis/

Deux mois après le lancement de l’appel à témoignages, la commission présentera à l’occasion d’un colloque les premiers enseignements tirés de la parole des victimes et de l’audition des experts.

Pour consulter le dossier presse, veuillez cliquer sur le lien : https://www.ciivise.fr/wp-content/uploads/2021/11/DP_colloque_1711_VF_compressed.pdf

Pour revoir le colloque en ligne : https://www.youtube.com/playlist?list=PLTKV0YGzVnRmK0S73GStYF_FIFQ-QBdJC

 

Ou retrouver la CIIVISE ?

La CIIVISE se déplacera le 11 janvier 2022 de 17h à 19h à Lille afin d’y rencontrer des victimes, leurs proches mais également des acteurs de terrain.

Pour toutes informations veuillez cliquer ici : https://www.ciivise.fr/les-rencontres-de-la-ciivise/


 

Le 10 novembre 2021, la fédération France Victimes signe une convention avec l’Association des Maires de France et le président François Baroin, pour une prise en charge des maires et élus locaux qui font l’objet de violences physiques et verbales.

En effet, depuis la mort du maire de Signes dans le Var percuté par une camionnette après être intervenu pour mettre fin à un dépôt sauvage de gravats en août 2019, il y a eu une montée de violences auprès des élus et plus particulièrement contre les maires et élus locaux.

En 2020 ont été recensées près de 1 300 agressions, menaces ou insultes contre ces derniers, ce qui est 3 fois plus que l’année précédente.

Avec son réseau de 130 associations agréées par le ministère de la Justice présentes sur l’ensemble du territoire français, France Victimes proposera un accompagnement juridique, psychologique et social personnalisé aux élus victimes, au plus près de leur lieu de vie. Dans chaque département, France Victimes désignera également un référent « élus » qui sera dédié plus spécifiquement aux problématiques touchant les élus et qui sera le point de contact pour chaque association départementale du réseau AMF. Elle mènera aussi des actions de sensibilisation locales et ciblées à destination des collectivités locales.

« France Victimes accompagne tous types de victimes. Les violences n’épargnent personne et nos représentants sont de plus en plus souvent des cibles. Protéger les élus et les accompagner lorsqu’ils sont agressés ou menacés dans l’exercice de leur fonction est essentiel pour la sauvegarde de notre démocratie. » indique Jérôme Moreau, vice-président et porte-parole de la fédération France Victimes.

 

Retrouvez le communiqué de presse ici :  pdf Convention entre l’Association des Maires de France et la fédération France Victimes (156 KB)


 

En France, le taux de suicide est l’un des plus élevés des pays européens, et constitue la deuxième cause de mortalité des 10-25 ans après les accidents de la route.

Un numéro national de prévention du suicide gratuit a été mis en place dans le cadre du Ségur de la santé, dans la continuité de la feuille de route santé mentale et psychiatrie de 2018. Cette ligne d’appel nationale constitue une réponse essentielle à l’enjeu de l’accès et du maintien du lien avec le système de soins des personnes en souffrance.

Le 31 14 est entré en fonction le 1er octobre 2021, et fonctionne sur l’ensemble du territoire, 24H/24 et 7J/7. Il est assuré par des professionnels de soins spécifiquement formés pour assurer des missions d’écoute, d’évaluation, d’orientation et d’intervention, au sein de centres régionaux répondants situés dans des établissements de santé, et en lien notamment avec le SAMU. Il est également au service des professionnels de santé désirant en savoir plus sur la prévention du suicide ou ayant besoin d’un avis spécialisé.

Ce nouveau service permet la prise en charge sanitaire des personnes ayant des idées suicidaires, depuis les premières idées de mort jusqu’à la crise suicidaire.

La stratégie nationale de prévention du suicide de la France se complète avec ce numéro, et conformément à la préconisation de mise en place d’une stratégie globale de prévention du suicide de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la France propose désormais quatre directions complémentaires associant les parties prenantes concernées (associations, experts, chercheurs, professionnels) :

  • Le dispositif VigilanS (http://dispositifvigilans.org) de veille et recontact des personnes ayant fait une tentative de suicide dans les suites de leur sortie des urgences ou d’une hospitalisation.
  • Des formations à la prévention du suicide de professionnels de santé (évaluation du potentiel suicidaire et intervention de crise suicidaire) et le déploiement de réseaux Sentinelles ; formation des médecins généralistes à la prise en charge de la dépression, incluant le repérage du risque suicidaire.
  • La prévention de la contagion suicidaire (dans les médias, sur les réseaux sociaux, dans les lieux publics ou les institutions (https://papageno-suicide.com)
  • La mise en place du 3114, le numéro national d’appel pour les personnes en détresse psychique.

 

Une campagne nationale de sensibilisation contre les violences sexuelles sur mineurs et notamment l'inceste à l’occasion de la Journée Internationale des Droits de l’Enfant a été lancée par la Gendarmerie de l'Hérault, soutenue par la Gendarmerie nationale et Face à l'inceste, avec le partenariat en particulier de la fédération France Victimes. 

Afin d’atteindre un large public, trois spots vidéos ont été dévoilés ce 20 novembre 2021 sur les réseaux sociaux de Face à l’inceste, la Gendarmerie Nationale, le 119, France Victimes et la FF-CRIAVS.

Chacune de ses vidéos délivre un message différent :

  • Pour le 119, l’intérêt est d’inviter les témoins et les personnes proches d’un enfant victime présumé à appeler le numéro afin d’alerter sur un enfant en danger.

Pour découvrir le spot, c’est ici.

  • Pour la fédération France Victimes, la mission est de rappeler que nous sommes là, avec le 116006 numéro d’appel national pour écouter et mettre en lien les victimes avec notamment les associations France Victimes, formées pour mieux accueillir leur parole et les accompagner dans les démarches et procédures judiciaires.

Pour découvrir le spot, c’est ici.

  • Pour le 0806 23 10 63, l’objectif est d’interpeller les personnes attirées sexuellement par les enfants pour prévenir tout passage à l’acte, en composant le numéro STOP 0806 23 10 63.

Pour découvrir le spot, c’est ici.

Chacun de ces spots est un rappel : les victimes ne sont plus seules et il existe différents moyens pour sortir de ces situations.

Julien MASDOUA, acteur dans la série quotidienne diffusée sur France 2 Un si grand soleil et parrain de l’association Face à l’inceste, prête son image et sa voix pour ces trois clips réalisés à l’initiative de la Gendarmerie de l’Hérault et tournés à Montpellier en juillet dernier.