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Courant décembre, la première intervention sur le thème "Les violences, on en parle ?" a été menée par Élise Bouncer, psychologue référente et Camille Clausse-Pujo, chargée de projets sport à la fédération France Victimes auprès des espoirs U14 en formation au Centre Technique National du Football de la FFF - Fédération Française de Football à Clairefontaine (78).
 
Les échanges ont été riches et collaboratifs, abordant des sujets cruciaux tels que la notion de personne victime, les diverses formes de violences présentes dans le sport et dans la vie quotidienne, ainsi que les conséquences de ces actes. Elles ont également abordé les ressources disponibles pour obtenir de l’aide.
 
Cette initiative a été l'occasion de rappeler l'existence de la ligne d'écoute et d'accompagnement dédiée aux personnes licenciées du football : 01 73 038 442, accessible 7 jours sur 7 de 9h à 21h. 

Cette action s’inscrit dans le cadre du partenariat national entre France victimes et la Fédération Française de Football (FFF), cette dernière ayant exprimé ses besoins de sensibilisations de certains de ses publics par France Victimes et son Réseau : sportives et sportifs entre 13 et 18 ans, puis les encadrantes et encadrants (direction, présidence, entraînement, arbitrage, etc.). 

Des modules d’intervention ont ainsi été créés pour ces deux publics, à disposition des AAV du Réseau, afin de pouvoir les sensibiliser sur les violences (dans le milieu sportif mais aussi hors sport). Certaines associations ont débuté sur le terrain ces sensibilisations.

Pour votre information, la demande de la FFF a permis à France Victimes d’impulser ce travail, mais tout ce matériel de sensibilisations est à disposition de toutes les associations, et pas seulement dans le cadre d’interventions liées au football. Ce tronc commun de modules sera déclinable à tout type de sport, de violence, et sera donc à disposition du Réseau.

Pour tout renseignement complémentaire, n’hésitez pas à contacter Camille CLAUSSE-PUJO, Chargée de projets Sport à France Victimes : 01 41 83 42 15 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..


C'est avec une profonde émotion que France Victimes se joint à la Nation pour rendre hommage à un homme dont l'engagement envers la justice et les droits humains a laissé une empreinte indélébile dans l'histoire de notre pays mais aussi dans l'histoire de notre réseau : Robert Badinter. Notre Présidente Maryse Le Men Regnier a adressé aux associations une lettre d'hommage dont nous reprendront quelques éléments dans cet article.

pdf Lisez l'intégralité de la lettre de notre Présidente en hommage à Robert Badinter ici (274 KB)

Qui était Robert Badinter ?

Robert Badinter, avocat, homme politique, président du Conseil constitutionnel (1986 à 1995) et académicien français, restera à jamais dans les annales comme le fervent défenseur de la justice et des droits humains. Né en 1928 à Paris, il a été profondément marqué par les injustices subies pendant la Seconde Guerre mondiale. Sa carrière politique, notamment en tant que ministre de la Justice, a été marquée par son engagement pour les droits de l'homme et la dignité humaine. Ses combats acharnés pour l'abolition de la peine de mort ou encore celui pour la dépénalisation de l'homosexualité aux côtés de Gisèle Halimi, ont non seulement marqué un tournant historique dans notre pays, mais a également inspiré des générations entières à lutter pour un monde plus juste et égalitaire.

Quel est son héritage dans l'aide aux victimes ?

L'une des contributions les plus significatives de Robert Badinter à la cause des droits des victimes est la loi qui porte son nom. Connu sous le nom de "Loi Badinter", ce texte législatif - le seul qui porte son nom - en faveur des victimes d'accidents de la route incarne l'engagement indéfectible de Badinter pour la justice et la reconnaissance des souffrances des victimes. Ainsi, nous perpétuons son héritage en offrant un soutien et une assistance aux victimes à travers tout le territoire. Il était convaincu que le corps social associatif était le mieux à même de répondre aux enjeux de l'aide aux victimes, parce qu'il était conscient de la complémentarité de l'action de la société civile par rapport à celle de l'État.

Quels liens entre France Victimes et Robert Badinter ?

Suite à la publication du rapport Milliez qu'il a commandé, c'est sous son impulsion qu'en 1982, le réseau des professionnels de l'aide aux victimes a vu le jour. Un réseau regroupé sous la bannière de l’INAVEM, et aujourd'hui France Victimes. Son sens de la justice et sa conviction en la nécessité d'offrir un soutien aux victimes d'infractions ont été le catalyseur de la création de ce réseau, offrant ainsi un maillage solide pour soutenir et assister les victimes à travers le pays. Nombreux sont les professionnels de notre réseau qui ont été inspiré par sa vision politique et qui ont eu la chance d'échanger avec lui. 

Comment lui rendre hommage ?

En cette période de deuil national, France Victimes se joint à la nation pour rendre hommage à Robert Badinter.

La Présidente Maryse Le Men Regnier et le Directeur général de la Fédération ont adressé un mot dans le recueil de condoléances mis à disposition au Ministère de la Justice.

Notre Président Maryse Le Men Regnier a indiqué que le réseau d'associations France Victimes se joindra à la minute de silence prévue le mercredi 14 février à 12h00 en sa mémoire, dans toutes les juridictions. 

Le Président de la République a également convié Madame la Président de France Victimes à se rendre en tribune pour l'hommage national qui aura lieu place Vendôme le même jour.

Un mouvement humaniste et solidaire de l'aide aux victimes

Grâce à sa vision et son action, les victimes ne sont plus "les grandes oubliées du procès " et peuvent compter sur la solidarité et l'engagement de nos 130 associations.

Nous n'oublierons jamais ce que nous lui devons.

Merci


 

 

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Initiée en 1990, par France Victimes (anciennement l'INAVEM) et Victim Support Europe, la journée européenne de l'aide aux victimes est un rappel annuel de l'importance de reconnaître et de soutenir les personnes victimes dans leur parcours. En prévision des élections européennes de 2024, France Victimes, en collaboration avec Victim Support Europe, lance un appel à l'Union européenne et aux candidat·e·s pour renforcer les droits des victimes et garantir une aide adéquate à travers tous les États membres.

La démarche de France Victimes :

France Victimes en association avec Victim Support Europe présente une série de propositions pour renforcer les droits des victimes, à la fois au niveau national et européen. Ces propositions sont le fruit d'une réflexion approfondie et d'une analyse des lacunes actuelles dans la protection et le soutien des victimes à travers l'Europe.

Au niveau européen, France Victimes appelle à la création d'un cadre juridique solide pour garantir un accompagnement égalitaire et empathique de toutes les victimes à travers l'Union. Cela comprend la mise en place d'un service universel d'aide aux victimes, l'extension du numéro d'urgence 116 006 à l'échelle européenne, et une coordination renforcée pour les victimes transfrontalières.

Au niveau national, France Victimes propose un schéma global d'aide aux victimes en France, avec une orientation immédiate des victimes vers des services d'assistance, une évaluation des besoins et une indemnisation juste et rapide, ainsi qu'une évaluation régulière des politiques publiques pour mieux orienter les actions.

Les élections européennes 2024, un tournant dans l'aide aux victimes ? 

Dans l'hexagone, les élections européennes auront lieu le dimanche 9 juin 2024. En Polynésie française, en Guyane, en Guadeloupe, en Martinique, à Saint-Barthélémy, à Saint-Martin, à Saint-Pierre-et-Miquelon et dans les ambassades françaises et consulats français sur le continent américain, le vote aura lieu le 8 juin 2024.

En 2024, 81 député·e·s européen·ne·s seront élu·e·s en France, deux de plus que lors des élections de 2019. Au total, le Parlement européen comptera 720 membres, contre 705 actuellement.

Les député·e·s européen·ne·s sont élu·e·s au suffrage universel direct à un tour. La législation de l'UE garantit la représentation proportionnelle : le nombre de sièges obtenus par chaque parti sur le nombre total de sièges de député·e·s dépend du nombre de votes recueillis par leur parti. En France, les listes sont fermées, les électeur·rice·s ne peuvent donc pas changer l’ordre des candidat·e·s sur les listes.

  pdf Découvrez l'intégralité de nos 10 propositions (491 KB)

La journée européenne des victimes marque aussi le 3ème anniversaire de Parcours-victimes.fr

À l'occasion de la journée européenne des Victimes, le 22 février, le Fonds de Garantie des Victimes et la fédération France Victimes rappellent l’existence du site parcours-victimes.fr qui guide toutes les victimes de violences dans les principales étapes de leur parcours, depuis les faits subis jusqu’à leur indemnisation. Il s’agit du premier portail regroupant les informations, liens et numéros utiles à destination des victimes adultes et mineures.

 

En cette fin d'année, The Sorority Foundation et la fédération France Victimes ont signé une convention de partenariat.

The Sorority est une application qui regroupe une communauté d’entraide pour les victimes de violences, selon des process pré-établis ; son objet est la lutte contre les violences conjugales, intrafamiliales, contre le harcèlement, et plus généralement contre toutes formes de violence (actuellement + de 70 000 profils vérifiés, femmes et personnes issues des minorités de genre).

Cette convention vise à renforcer la complémentarité entre les 2 structures pour un meilleur accompagnement des personnes victimes, en facilitant l’orientation des victimes en demande de soutien vers les associations d'aide aux victimes, via un ajout sur la carte de l’application The Sorority des coordonnées des 130 associations du réseau France Victimes. 

Mémo de Vie sera également intégrée dans The Sorority comme outil d’aide à disposition des victimes.


Le 9 décembre 2023 s’est tenue la 1re conférence des présidences organisée conjointement par les fédérations France Victimes et Citoyens et Justice à l’Espace Reuilly, Paris 12.

Près de 120 élus de nos associations adhérentes ont pu échanger tout au long de la journée autour de 3 thèmes : 

  • Contraintes, responsabilités et liberté associative ; comment et pourquoi le contexte actuel pèse sur nos associations ?
  • L’articulation des missions entre les associations d’aide aux victimes et associations socio-judiciaires : comment tisser de nouveaux liens au profit des publics reçus ?
  • Quelle communication pour nos associations afin de mettre en avant leur utilité sociale t les rendre plus visibles ? 

La richesse des échanges et la pertinence des débats ont convaincu les deux Fédérations de renouveler de tels temps communs.


 

Face à la croissance constante des agressions subies par les élus, l’AMF (Association des Maires de France) et France Victimes ont signé une convention de partenariat en novembre 2021. Cette convention prévoit de mieux accompagner les maires victimes, sur le plan psychologique, social ou juridique, et de les guider dans leurs démarches après une agression.

Pour tenter d’endiguer le phénomène qui est en augmentation, le Ministère chargé des Collectivités Territoriales et de la Ruralité a mis en place en mai 2023, via son Plan national de prévention et de lutte contre les violences aux élus, un Centre d’Analyse et de Lutte contre les Atteintes aux Élus (CALAE).
Ce centre poursuit deux objectifs : permettre de mieux connaître le phénomène des violences aux élus, de l’analyser et d’adapter la réponse opérationnelle en temps réel, ainsi que permettre de coordonner l’action des forces de sécurité qui agissent sur le terrain. Par ailleurs, ce Centre pilote le déploiement d’un pack sécurité chargé de renforcer la sécurité des élus.

L’un des axes visant à mieux accompagner les élus concerne la mise en place d’un dispositif d’appui psychologique : c’est dans ce cadre que le Ministère s’est rapproché de France Victimes afin d’être soutenu par une structure spécialisée pour la mise en œuvre de son plan et plus précisément en matière d’accompagnement des victimes. C’est ainsi que le Ministère en charge des Collectivités Territoriales et de la Ruralité et France Victimes ont signé une convention de partenariat en novembre 2023 afin de pouvoir faire monter en puissance l’aide et l’accompagnement, notamment psychologique, de l’ensemble des élus victimes dans le cadre de leur fonction.

Cette convention prévoit, via l’ouverture d’un numéro, la mise en place d’un accompagnement psychologique pour les élus victimes et leurs proches, ainsi que la mise à disposition de Mémo de Vie.

Les victimes et leurs proches, peuvent ainsi joindre le numéro dédié à cette convention en composant le 01 80 52 33 84, tous les jours de 9 heures à 21 heures.


Le 25 novembre a été choisi par l'ONU (Organisation des Nations Unies) en 1999 comme Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, en mémoire aux sœurs Mirabal, engagées contre la dictature en République Dominicaine, emprisonnées et torturées suite à leurs actes militants.

Les femmes subissent de multiples violences dans le cadre de leur couple, de la famille, de leur travail, à l'école, dans l'espace public comme sur Internet. Il s'agit de violences physiques, sexuelles, économiques, administratives, verbales, psychologiques.

Toutes ces situations sont prises en compte par les 1650 professionnels des associations France Victimes, partout sur le territoire.

Les associations France Victimes proposent des services gratuits d'informations sur les droits, de soutien psychologique et d'accompagnement social dans le cadre d'une prise en charge globale et pluridisciplinaire.

1. Une communication commune

À l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes ce samedi 25 novembre 2023, la fédération France Victimes et le Réseau se sont mobilisés autour d’une communication commune concernant les gestes à connaître.

En effet, cette communication montrait les différents signes à reconnaître pour appeler à l’aide, même en présence de l’agresseur :

  • Montrer la paume de sa main,
  • Demander dans un bar où est Angela,
  • Dessiner un point noir dans la main, etc.

2. Une communication locale

Au local, les associations France Victimes ont mené des actions de préventions et de sensibilisation autour de ciné-débats, de colloques, d’interventions d’affiches, etc.

Nous vous proposons un focus :

 

 

Remaid - France Victimes 26 :

L’association a coordonné la pdf campagne Ruban Blanc (6.96 MB)  ayant pour objectif de sensibiliser aux différentes formes de violences dont les femmes sont victimes et d’amener à une mobilisation pour qu’elles disparaissent.

Certaines actions sont encore à venir cette semaine, n’hésitez pas à consultez le programme ici.

Par ailleurs, l’association a également organisé une conférence sur le « parcours d’une victime de violences ».

 

 

 

 

AVNIR 38 :

L’association a présenté ses actions et ses missions afin d'informer des professionnels ainsi que le grand public. Elle était présente à deux stands :

  • Centre Hospitalier Pierre Oudot de Bourgoin-Jallieu (présentes : juristes et psychologue) - le 21 novembre toute la journée,
  • Lycée de L’Oiselet de Bourgoin-Jallieu pour une écoute (présentes : juristes et psychologue) – le 23 novembre le matin

De plus, un ciné-débat a été organisé autour du film « L’amour et les forêts » (thème de l’emprise) au Kinepolis de Bourgoin-Jallieu, avec l’intervention de deux professionnelles du CRIAVS de la délégation de Grenoble et l’association AVNIR 38.

87 personnes étaient présentes lors de cet événement.

 

CADSAV Tourcoing :

L’association avait prévu toute la semaine des actions de sensibilisation par différents ateliers, interventions, etc., notamment :

  • Une initiation de self défense,
  • Un théâtre forum interactif avec l’association les farfadets,
  • Des conférences sur les violences faites aux femmes,
  • Un atelier de gestion de conflit « Face à l’agressivité des usagers comment réagir et agir »,
  • Une rencontre de l’association avec les centres sociaux sur les phénomènes d’emprise, les outils de protection, les aides qui peuvent être mises à disposition des femmes victimes,
  • Des expositions dont Mots et Maux de Femmes, À corps perdu et Violences « elles disent non ». Les trois expositions étaient sous forme de photographies accompagnées de témoignages.

 

 

 

 AVL 45 :

  

Tout comme l’association CADSAV, AVL 45 a également proposé toute la semaine différentes actions à destination du grand public et également des professionnels :

  • Exposition Mots et Maux de Femmes, avec la présence de l’association sur place,
  • Trois stands ont été tenus au CHAm ainsi qu’au Centre social de Pithiviers afin d’informer et de sensibiliser le public et également pour y présenter les services de l’association,
  • Conférence au CHU d’Orléans autour des violences faites aux femmes et leurs enfants,
  • Ciné-débat autour du film « passage en enfer ».

 

Espoir Colmar :

 

 

Le service d’aide aux victimes de l’association Espoir – Colmar a organisé le 25 novembre 2023 au CDRS à Colmar la représentation d’une pièce de théâtre « Alice aux pays des peurs » présentée par l’association OZ’ARTS CITOYENS grâce au partenariat CDAD68, Ville de Colmar et Préfecture, Délégation au Droit des Femmes.

Elle met en scène une femme, victime de violences conjugales et son parcours pour se sortir des violences : l’installation de l’emprise, le soutien de son entourage, la place de la Justice…

OZ’ARTS CITOYENS a monté cette pièce à partir de situations réellement rencontrées par les associations socio judiciaires.

 

 

AVEDEACJE - France Victimes 27 :

L’association est intervenue le vendredi 24 novembre à Gaillon avec la tenue d’un stand en lien avec la Maison de la Santé et elle a également participé au colloque Violences IntraFamiliales (VIF) du CASEVA d’Evreux le 23 novembre avec notamment la présentation d’un projet de RCV VIF en lien avec le SPIP.

 

France Victimes 54 :

L’association a participé à 4 temps forts qui illustrent bien la diversité des différents partenariats : 

  • Jeudi 23 novembre : sensibilisation des personnels des Centres Communaux d’Action Sociale de la Métropole du Grand Nancy,
  • Samedi 25 novembre : participation à l’après-midi organisé par la Ville de Nancy sur le site de la future maison des femmes,
  • Lundi 27 novembre : action de sensibilisation des élèves et étudiants du CHRU de Nancy organisée par le CHRU et la Région Grand Est (participation à une table ronde avec différents acteurs : gendarmerie, UMJ, sage-femme, associations, …).
  • Mardi 28 novembre : le Soroptimist International NANCY a organisé la 10ème opération cinéma le soir à 20 heures au Cinéma Royal à Saint-Max , dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles. 

Cette soirée a débuté avec la présentation du Soroptimist International, suivie de la projection du film « L’amour et les Forêts », et s’est clôturée par un temps d'échanges et de débats sur le thème de l'emprise, avec Anne-Sophie Gavriloff, présidente de France Victimes 54.

Les bénéfices de cette soirée ont été reversés à France Victimes 54 qui participe à la lutte contre les violences faites aux femmes, en accompagnant les victimes de violences conjugales.

                                                                      

SCJE :

Le réseau de lutte contre les violences faites aux femmes du douaisis, dont le SCJE-France VICTIMES 59 fait partie en tant qu’association d’aide aux victimes, s’est de nouveau mobilisé ce samedi 25 novembre 2023 au sein du Centre Communal d’Actions Sociales de WAZIERS.

Soutenue par quatre centres sociaux locaux, la journée a été organisée sous forme de représentation du « parcours d’une femme victime de violences », en positionnant les associations et services en fonction de leur moment d’intervention auprès des personnes victimes (prévention, prise en charge, accompagnement, reconstruction…).

Le public était au rendez-vous, des personnes victimes aux jeunes du quartier, les différents ateliers, dynamiques, ont favorisé la prévention contre les formes de violences. L’estime de soi et le parcours de reconstruction ont pu, notamment, être illustrés par la participation d’une coach venue dispenser des cours de boxe.       

  

 

 AVEMA Ain :

L’association a accueilli ses partenaires et usagers pour évoquer le contrôle coercitif et présenter les dispositifs pour prendre soin des femmes victimes.

Madame la procureure de la République et Madame la vice-présidente du conseil départemental étaient présentes.       

 

VIFFILAVI :

Le service d’aide aux victimes VIFFILAVI est intervenu à la Maison des étudiants sur le campus de l’Université Lumière Lyon 2 pour sensibiliser les étudiantes et les étudiants à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes.

L’association propose une permanence spécifique pour les jeunes de 12 à 25 ans.

Découvrez leur stand ici.

 

France Victimes 02 :

L’association a créé une campagne de communication « Du conte de fée à la réalité, ne laissez pas le prince charmant devenir méchant »

                                                                                           

 

France Victimes 78 :

Afin de mettre en lumière l'aide et le soutien apportés par l'association, Jonathan Portier, le directeur de l'association, a répondu aux questions de TV78.

Retrouvez son intervention à partir de 19 minutes ici.

 

France Victimes 77 - AVIMEj :

L’association à participé à trois actions phares :

 

Une intervention le 24/11 aux assises pour l'élimination des violences faites aux femmes organisées par la CAMVS au sein de EOGN - École des officiers de la gendarmerie nationale auprès de leurs partenaires du territoire soulignant encore l'essentialité d'un maillage interprofessionnel resserré et fort dans ce domaine,

 

 

 

 

 Une participation le 25/11 à la journée dédiée organisée par la mairie de Coulommiers, le matin aux côtés l’association Colosse aux pieds d'argile pour évoquer les violences dans le sport et l'après-midi pour une sensibilisation sur les violences dans la sphère publique avec les forces de l'ordre,

 

 Une invitation de toute l’équipe France Victimes 77 - AVIMEJ à la soirée organisée par la scène musicale "Les Cuizines" et la Ville de Chelles : « Seule la musique peut me toucher », l'occasion d'échanger sur les violences sexistes et sexuelles dans les milieux festifs.

 


© Cybermalveillance.gouv.fr

 

Le 19 octobre 2023 est annoncé le lancement de la Mallette Cyber, une initiative conjointe de l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) et de Cybermalveillance.gouv.fr.

Cette mallette de ressources est conçue pour favoriser l'inclusion numérique en offrant des outils de sensibilisation à la cybersécurité aux personnes les plus éloignées du monde numérique.

La Mallette Cyber - Une Solution Pour l'Inclusion Numérique

Le contexte de la création de la Mallette Cyber découle de l'augmentation des menaces numériques, malgré les efforts de sensibilisation. Selon un rapport de l'ANCT, 31,5 % de la population française (soit 16 millions de personnes) demeurent "éloignées du numérique". L'ANCT a donc accordé une priorité à cette question et a rejoint Cybermalveillance.gouv.fr en 2022 pour y remédier. C'est dans ce contexte que les deux entités ont collaboré pour créer la Mallette Cyber, dans le but de protéger ces publics vulnérables et de les rapprocher du monde numérique en toute sécurité.

La mallette cyber : Une ressource éducative clé en main et gratuite

La Mallette Cyber est conçue pour protéger les publics les plus vulnérables et les rapprocher du numérique, en toute confiance. En utilisant cet outil, les acteurs de la médiation numérique peuvent s'acculturer à la cybersécurité et transmettre à leur public des conseils pratiques et accessibles pour appréhender le sujet en toute sérénité, et ainsi évoluer dans un numérique de confiance.

La mallette, ainsi que son contenu, sont disponibles gratuitement en open source (licence Etalab 2.0) et comprennent les éléments suivants :

  • Un guide pédagogique avec des fiches récapitulatives, des fiches pratiques pour sensibiliser à la cybersécurité, ainsi qu'une présentation d'une activité ludique.
  • Un support de médiation détaillant les menaces les plus courantes et les meilleures pratiques à adopter.
  • Un jeu de cartes permettant au public de s'approprier le sujet et de retenir les conseils essentiels.
  • Enfin, une infographie synthétisant les bonnes pratiques pour renforcer la sécurité numérique. 

En outre, la Mallette Cyber est accessible à la fois sur Cybermalveillance.gouv.fr et sur « La Base » de l’ANCT.

Retrouvez le communiqué de presse à cette adresse.


Dans le domaine de l'aide aux victimes, un projet majeur est en cours de développement pour simplifier leur parcours dans les moments difficiles. La DIAV (Délégation Interministérielle à l'Aide aux Victimes) a récemment lancé une initiative ambitieuse : la création d'un "guichet unique des victimes." Découvrez comment vous pouvez contribuer à façonner cet important service et améliorer l'aide aux victimes en France.

Un Guichet Unique pour les victimes :

Le concept de ce guichet unique est simple mais essentiel. Il s'agit d'un lieu centralisé où toutes les victimes, ainsi que leurs proches, peuvent trouver accueil, information et orientation. Ce guichet aura pour vocation de répondre à tous les besoins des personnes touchées par des événements traumatisants, qu'il s'agisse de la prise en charge médicale, de l'indemnisation, du suivi judiciaire, de l'emploi, ou encore du logement.

Généralisation des initiatives existantes :

Il est important de noter que des initiatives sont déjà mises en place par le réseau France Victimes notamment, mais aussi par les administrations et le domaine de la santé, visant à soutenir les victimes. Le guichet unique des victimes ambitionne de généraliser ce type de dispositif sur l'ensemble des territoires français. Ce questionnaire vise à recueillir les attentes auxquelles ce « guichet unique » doit répondre, afin de faciliter les démarches engagées par les personnes victimes.

La Concertation en trois volets :

Le processus de création de ce guichet unique est proposé comme un travail collectif, axé sur la concertation. Il comprend trois volets principaux :

Ateliers et Visites de Terrain : La DIAV organise des ateliers et des visites de terrain en collaboration avec des professionnels, des associations et des victimes. Cette étape vise à recueillir des informations de première main.

Entretiens Spécialisés : Des entretiens sont menés avec divers intervenants, y compris des administrations et des associations, par un groupe de spécialistes du droit, de la santé et des représentants de la société civile. Ils formuleront des recommandations sur différents aspects du guichet unique.

Consultation du Grand Public : Une possibilité est offerte au grand public de contribuer en partageant les observations, attentes et suggestions.

Le questionnaire en ligne est disponible jusqu'au 1er décembre 2023,

ouvert aux victimes, à leurs proches, aux professionnels en contact avec les victimes et aux structures d'aide. 

Participez et Diffusez l'Information :

Vous êtes encouragé.e.s à participer à cette initiative cruciale en partageant vos idées et suggestions pour améliorer l'aide aux victimes. De plus, n'hésitez pas à diffuser cette information.  pdf Une affiche imprimable (261 KB)  est disponible en format A3, incluant un QR Code pour un accès facile au questionnaire en ligne.


Coral Minimalist Make Up Photo Collage 1

 

Quand l'art du maquillage devient un chemin vers la renaissance : Une alliance inattendue entre la psychologie et le monde du maquillage au service des victimes de violences.

Dans un monde où l'image de soi joue un rôle crucial dans la construction de la confiance en soi, France Victimes 31 propose des ateliers de maquillage participatifs avec Anouck Chevalier-Miziniak, maquilleuse freelance depuis trois ans. Depuis avril 2023, il est proposé aux victimes de prendre part à ces ateliers offrant aux personnes victimes un espace pour redéfinir leur image et renforcer leur estime de soi.

Ces ateliers de réappropriation de l'image vont bien au-delà du simple maquillage. Ils sont le reflet d'une synergie entre l'expertise de la maquilleuse et l'accompagnement psychologique des professionnels de France Victimes 31, offrant aux participantes un environnement rassurant pour se redécouvrir. Les retours positifs des participantes témoignent de l'impact profond de cette initiative, révélant comment la confiance en soi peut être restaurée grâce à une alliance inattendue entre la psychologie et la beauté. Nous vous proposons de découvrir les entretiens croisés d'Anouck la maquilleuse, et les psychologues Charlotte Bourlard et Sonia Rusibane qui gèrent le projet à France Victimes 31 (FV31).

Mesdames, pouvez-vous vous présenter ? 

Anouck : J'ai 25 ans et suis maquilleuse freelance depuis maintenant trois ans. Voulant mettre à profit mon expertise de maquilleuse à travers des projets concrets et humains, j’ai alors contacté France Victimes 31. Ainsi, depuis avril 2023 j’organise et anime des ateliers maquillage participatifs.

Charlotte : Je suis diplômée d'un Master 2 en psychocriminologie et victimologie, de Formation EMDR. Je suis psychologue clinicienne, en poste chez FV31 depuis 5 ans.

Sonia : Je suis diplômée d'un Master 2 en psychologie clinique, psychopathologie et psychothérapies, en poste chez FV31 depuis 7 ans.

Comment avez-vous été amenées à proposer ces ateliers ?

Anouck : J’ai proposé spontanément mes prestations à l’association FV31, suite à cela j’ai rencontré la directrice Madame Passuello ainsi que les psychologues à qui j’ai présenté mon projet.

Charlotte et Sonia : Suite à la sollicitation par courriel de la maquilleuse sociale, nous avons étudié avec notre directrice,  Françoise Passuello, la pertinence de monter un atelier maquillage. Notre but est toujours de proposer une prise en charge la plus adaptée possible aux besoins des victimes. Au delà des différentes formes de soutien psychologique proposées à l'association (entretiens psychodynamiques, EMDR…), nous avons vu dans cette proposition d'atelier maquillage, un moyen de plus de répondre aux besoins des victimes. Nous y avons réfléchi, rencontré Anouck, et co-construit le projet ensemble avec la directrice de l'association.

Quelle complémentarité entre le travail de psychologue et ces ateliers de réappropriation de l'image ? 

Charlotte et Sonia : Nous trouvons un réel intérêt à proposer ces ateliers aux victimes car ils viennent répondre à différentes problématiques souvent présentes chez elles. L'atelier en lui-même va permettre un travail sur l'image de soi, l'estime de soi et le rapport au corps. A cela va venir s'ajouter la fonction réparatrice du groupe, qui part la bienveillance collective des personnes qui composent le groupe va souvent rassurer la victime sur ses capacités et ressources, sa vision d'elle-même et des autres, et ses liens sociaux.

De plus, ces ateliers sont un moyen de prendre du temps pour soi, tout en prenant soin de soi, dans tous les sens du terme. Les victimes sont souvent épuisées physiquement et psychologiquement puisqu'en prise avec leurs traumas, les procédures et démarches en cours, le travail et l'intendance du quotidien. Elles nous renvoient souvent le fait qu'elles n'ont pas de temps pour elles. D'une façon générale, dans les entretiens psychologiques, nous sensibilisons beaucoup sur la nécessité de prendre du temps pour soi, de se retrouver. Nous remarquons d'ailleurs régulièrement que chez les victimes de violences conjugales, elles déclarent s'être complètement oubliées et perdues dans la relation. Ces ateliers maquillage sont donc là pour mettre nos conseils en application, en proposant cet espace-temps pour elles. 

Comment se déroulent ces ateliers? 

Charlotte et Sonia : Les ateliers maquillage, sont proposés sur la base du volontariat et s'adressent à toutes les victimes d'infractions pénales qui ont un suivi psychologique en cours au sein de l'association. Nous proposons les ateliers aux victimes en fonction des problématiques abordées en entretiens psychologiques, en respectant leur besoin et leur temporalité. Nous remarquons cependant que les victimes d'atteintes aux personnes (violences conjugales, viols, agressions sexuelles) trouvent une vraie résonance entre leurs problématiques liées aux traumas et la proposition de participer à l'atelier.

Les ateliers sont composés de cette manière : 5 victimes maximum (toutes infractions confondues) + Anouck, la maquilleuse sociale, sur un format de 3h dans nos locaux à Toulouse. 

Les personnes ne participent en principe qu'une fois à l'atelier, sauf si, Anouck estime qu'il y aurait un intérêt à une seconde participation, en concertation avec les psychologues. Cet atelier est ouvert à toutes les victimes d'infractions pénales, et pas uniquement les victimes de violences conjugales.

Anouck : L’atelier se déroule de la manière suivante : 

  • Une présentation de mon parcours et de mon travail ;
  • Un tour de table afin que chacune se présente et m’explique ce qu’elle attend de l’atelier ;
  • Explications étape par étape d’une mise en beauté (soins de la peau, teint, yeux, lèvres, …) ;
  • En parallèle, les femmes se maquillent au fil de mes explications (si elles le souhaitent, je les aide à réaliser certaines étapes) ;
  • Pour clôturer l’atelier, un temps est consacré au ressenti de chacune et aux questions diverses.

En tant que maquilleuse professionnelle, quelle est la différence entre ce travail de groupe et une session individuelle ?

Anouck : La principale différence entre ce travail de groupe et une session individuelle est le fait que je ne maquille pas ou très peu. En effet, avec cet atelier c’est davantage un travail d'accompagnement, de conseil et d’écoute. 

Comment collaborez-vous pour créer un environnement sûr et bienveillant pour les participantes ?

Charlotte et Sonia : Afin d'assurer un cadre et un accompagnement sécurisant pour les victimes, les psychologues prennent bien le temps d'expliquer en amont et individuellement le déroulement des ateliers aux participantes. 

Le jour de l'atelier, une psychologue accueille les personnes et si nécessaire les accompagne jusqu'à la salle, où les attendent la maquilleuse sociale avec une collation pour démarrer l'atelier par un moment convivial. Une fois que le groupe est  au complet, la psychologue quitte la salle. Anouck, la maquilleuse, anime seule l'atelier et est alors garante du cadre. Lorsque l'atelier est terminé, la psychologue revient clôturer l'atelier et échange avec Anouck une fois les participantes parties. Ce débriefing a pour but d'échanger sur ce qui a fonctionné, sur les difficultés ou les remarques afin d'améliorer l'accompagnement des victimes. La présence de la psychologue au début et à la fin de l'atelier permet de rassurer les victimes, en ayant un point de repère connu, avant de commencer l'atelier. Ensuite le lien est rapidement fait avec Anouck, qui est toujours très bienveillante et à l'écoute des victimes. 

Quels sont les bénéfices que vous avez observés chez les victimes qui ont participé à ces ateliers de réappropriation ?

Charlotte et Sonia : Les retours que nous avons sont très positifs ! Les personnes évoquent souvent le fait d'avoir appris à se voir différemment, la prise de conscience de l'importance de prendre du temps pour soi et l'intérêt d'avoir pu échanger avec d'autres participantes, leur revalorisation par le lien social.  

 

Pour contacter France Victimes 31Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.​ ou 05 62 30 09 82

Pour contacter Anouck : Son Instagram ou 06 24 15 34 56