Actualités

 

Suite à la publication du 24 novembre 2021, d’une tribune signée par plus de 6 000 magistrats et greffiers, pour dénoncer les conditions de travail dégradantes et un mal-être de plus en plus présent, un appel à une mobilisation a été lancé dans toute la France mercredi 15 décembre 2021 à l’ensemble des professionnels de la justice afin de faire entendre leurs voix.

La fédération France Victimes et son réseau se sont mobilisés ce 15 décembre 2021 avec les magistrats, greffiers, auditeurs de justice, avocats devant le ministère de l’Économie et des Finances pour montrer sa solidarité auprès du personnel judiciaire, partenaire quotidien essentiel des Associations d’Aides aux Victimes, qui ne peut plus exercer ses missions dans des conditions dignes pour eux-mêmes et surtout pour les justiciables (manque de temps, manque de moyens etc.). 

"Par ricochet, ces difficultés se font également ressentir pour les 130 associations de France Victimes, qui participent à la politique publique d'aide aux victimes depuis plus de 40 ans ", indique la fédération dans une note aux rédactions. 

Le Réseau associatif a répondu aussi à l'appel à cette solidarité de la Fédération en rejoignant le mouvement des magistrats à Lille, Lyon, Tours, Nevers, Saint-Nazaire...


2021 1709 Formation ref eve co ensble

Le vendredi 17 septembre 2021, le SADJAV a accueilli dans l’auditorium du Millénaire les référents « crises majeures » des associations d’aide aux victimes du réseau France Victimes pour une journée de formation et d’échanges sur leurs missions.

Cette journée, co-organisée par le SADJAV et France Victimes, s’est ouverte sur la présentation de la politique publique d’aide aux victimes, puis sur la présentation de la cellule interministérielle d’information du public et d’aide aux victimes (Infopublic) activable depuis le 1er juillet 2020 en cas de crise majeure sur le territoire national, complétée par une présentation par la Délégation interministérielle à l’aide aux victimes représentée par Rémi Favier, du projet SIVAC (Système d’information Interministériel des Victimes d’Attentats et de Catastrophes).

Elle s’est poursuivie par de riches retours d’expériences de magistrats particulièrement concernés par la prise en compte des victimes en situation de crise majeure : Julie Holveck, ancienne vice-procureure et référente « victimes » du Parquet National Anti-Terroriste, notamment en charge de l’enquête des attentats des 7-8 et 9 janvier 2015, et Julien Heuty, ancien Secrétaire général adjoint auprès de la Procureure générale de Paris en charge de l’organisation du procès des attentats de Paris du 13 novembre 2015.

Toutes les étapes de la prise en compte des victimes par l’institution judiciaire, de la crise jusqu’à l’organisation du procès, ont ainsi pu être mises en lumière.

L’après-midi, les associations d’aide aux victimes ont pu échanger sur leurs retours d’expériences de terrain. Ce fut le cas notamment de l’association d’aide aux victimes de Montluçon suite à l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine d’octobre 2020, de l’association REMAID France Victimes 26 suite à l’attentat de Romans-sur-Isère d’avril 2020, et également de l’AVIPP dans le cadre de l’accompagnement des familles des victimes de l’incendie du Cuba Libre à Rouen d’août 2016, et ce jusqu’au procès.

Enfin, cette formation qui a également accueilli comme invitées deux représentantes de Victim Support Europe, a été l’occasion de présenter les outils opérationnels de coopération internationale au bénéfice des victimes, mais aussi les travaux du Centre européen d’expertise pour les victimes de terrorisme, ainsi qu’une mise en perspective des pratiques françaises en matière de terrorisme avec les normes européennes avec Isabelle Sadowski, directrice juridique et de la coordination de l'aide aux victimes de France victimes.

Merci au Sadjav pour ce compte-rendu et son utilisation.


 

 

Dans une capsule vidéo, explication sur la justice réparatrice au service des violences à caractère sexuel, dans le cadre de la campagne « Sans oui, c’est non ! ».

Cette campagne a divers objectifs, notamment celui de sensibiliser et de prévenir la communauté universitaire face aux problématiques des violences à caractère sexuel et de démontrer l’importance de ce qu’est le consentement. Et aussi de permettre aux personnes d’avoir les bons outils en mains afin d’avoir le meilleur comportement lorsqu’elles sont témoins de violences sexuelles et ainsi faire connaître les ressources médicales, légales et psychosociales.

Elle y aborde les bienfaits d’une nouvelle modalité pour accompagner les personnes qui sont dans les situations de violences à caractère sexuel, et explique ce qu’est la justice réparatrice et ce qu’elle peut apporter aux victimes et aux personnes qui les ont agressées.

La justice réparatrice, est une intervention basée sur l’accompagnement, l’écoute et la bienveillance, et, est une option supplémentaire pour aider les personnes aux prises avec des situations d’agressions ou de harcèlements à caractère sexuel.

Catherine Rossi est professeure à l’École de travail social et de criminologie à l'Université Laval à Québec et responsable de l’équipe Violence justice des Recherches appliquées et interdisciplinaires sur les violences intimes, familiales et structurelles (RAIV) dont Olivia Mons porte-parole de la fédération France victimes est membre.  

Pour voir la video, c'est ici !


 

La « victime » est une valeur fondatrice de la culture occidentale. Dans le même temps, la personne victime fait partie de notre quotidien au travers des médias et de nos discussions lorsque l’actualité tragique interpelle et bouleverse nos certitudes. Pourtant son approche scientifique est relativement récente.

L'Université de Liège vous invite à découvrir son nouveau MOOC (Massive Open Online Course) intitulé : VictimeS - Introduction à la victimologie. Ce cours propose, dans un premier temps, d’analyser selon une approche socio-historique les contours du concept de victime qui définissent la perception que nous en avons aujourd’hui. Dans un second temps, ce cours aborde sous l’angle criminologique et psycho-médico-légal les différentes formes de victimisation, la question du traumatisme psychique et les moyens institutionnels et thérapeutiques pour venir en aide aux victimes.

Il propose une analyse fine des concepts et des notions-clés de la victimologie. Il est l’occasion aussi de comprendre les mécanismes d’aide aux victimes qui sont mis en place dans les pays francophones (belge, français, suisse et canadien).

Le MOOC est ouvert à tous et toutes gratuitement.

Informations et inscription : https://www.fun-mooc.fr/fr/cours/victimes-introduction-la-victimologie/">https://www.fun-mooc.fr/fr/cours/victimes-introduction-la-victimologie/  

Retrouvez le teaser du MOOC sur Youtube par ici : https://youtu.be/MNjv6_q1Ek0  

Retrouvez le communiqué de presse ici :  pdf Communiqué de presse MOOC Victimologie (1.25 MB)


APHP

L’AP-HP a récemment été une victime d’une attaque informatique qui a porté sur un service sécurisé de partage de fichiers hébergé et utilisé par l’AP-HP. Ce service lui permet d’assurer le stockage et le partage sécurisé de fichiers, en interne et en externe. Des résultats d’examen de dépistage Covid-19 y étaient stockés, à titre exceptionnel.

Cet incident a été notifié à la commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), comme prévu par l’article 34 du règlement européen sur la protection des données (RGPD). L’autorité judiciaire a été saisie par l’AP-HP et le ministère des Solidarités et de la Santé.

Les victimes ont par ailleurs reçu un courriel de l’AP-HP pour les informer, et les inviter à aller sur le site : https://www.cybermalveillance.gouv.fr/ dont la fédération France Victimes est membre. Une enquête préliminaire diligentée sur les instructions du Parquet de Paris, section J3, est ouverte à la Brigade de Lutte Contre la Cybercriminalité (BL2C) de la direction régionale la police judiciaire de Paris, sous le numéro de procédure 2021/160, pour les infractions d’accès et maintien dans un Système de Traitement Automatisé de Données (STAD), extraction frauduleuse de données d’un STAD et collecte frauduleuse de données à caractère personnel.

Les personnes concernées qui seraient victimes d’une approche malveillante, par mail, SMS appel téléphonique, ou autre utilisant les données divulguées, et notamment leur numéro de sécurité sociale, peuvent déposer plainte si elles le souhaitent en utilisant le formulaire de lettre plainte sans avoir besoin de se rendre dans un commissariat ou une gendarmerie

Retrouvez tous les conseils de Cybermalveillance.gouv.fr pour se prémunir contre les éventuelles conséquences de ce vol de données.  Par ailleurs, si vous avez besoin d'aide dans vos démarches, n'hésitez pas à contacter le 116006, numéro d'aide aux victimes (appel et service gratuit - 7j/7 -  hors métropole 01 80 52 33 76) ou l'association d'aide aux victimes proche de chez vous !


Depuis toujours, les associations France Victimes accueillent des enfants victimes directement ou par le biais de leurs représentants, ou encore via les missions spécifiques d'administrateurs ad hoc que le réseau France Victimes peut mener (près de 1500 nouvelles désignations par an pour représenter des enfants victimes dont les intérêts ne peuvent pas être sauvegardés par leurs représentants légaux). 

De nouveaux outils sur l’accueil et la prise en charge des mineurs victimes au sein des associations France Victimes

En 2021, la Fédération a souhaité travailler plus particulièrement sur la prévention et la protection enfants victimes et aussi donner l'information aux enfants, comme aux professionnel.l.es que les 130 associations du Réseau avaient toutes les compétences pour accueillir ces enfants et les accompagner judiciairement.

C'est la raison pour laquelle, deux dépliants ont été réalisés :

- l'un à destination des enfants/ado directement : pdf télécharger ici (2.66 MB)

- l'autre à destination des intervenant.es dans cet écosystème : pdf télécharger ici (383 KB) .

De plus, les associations France Victimes ont reçu un cahier technique, qui propose un cadre de référence dans la prise en charge des mineur·e·s – qu’ils / elles soient victimes (in)directes ou co-victimes - au sein d’une association FV, permet de mutualiser les connaissances et de valoriser les bonnes pratiques locales.

 

Une Grande Cause citoyenne de Make.org pour "Protéger les enfants de toutes les violences"

Après la consultation citoyenne "Comment protéger les enfants contre toutes les formes de violences ?" à laquelle la Fédération a contribué, le 23 septembre 2021 a été présenté le plan d'actions, issues des propositions des 71 000 citoyen(ne)s ayant participé à la consultation. Ce plan de 9 actions co-construites avec l'ensemble des partenaires de la Grande Cause a été divulgué en présence de Edouard Durand, magistrat et coprésident de la Commission Indépendante sur l'Inceste et les Violences Sexuelles faites aux Enfants (CIIVISE), de l'artiste Mai Lan Chapiron et de nos partenaires porteurs d'actions. Elles seront mises en œuvre durant les deux prochaines années sous le pilotage de Make.org Foundation.

#ProtegerLesEnfants 


 

Voilà 1 an que la plateforme Mémo de Vie est lancée. Nous comptabilisons aujourd’hui plus de 20 000 visiteurs uniques, plus de 2 355 comptes créés, plus de                          7 625 événements renseignés et plus de 11 950 documents et médias sensibles enregistrés. Ces chiffres et les retours des personnes victimes utilisatrices ainsi que des professionnels qui les accompagnent attestent de l’utilité et du soutien apporté par Mémo de Vie, que ce soit aux victimes comme aux professionnels. 

En effet, nous savons parfois combien chacun d'entre nous, professionnels ou non, sommes démunis face à certaines situations, quand des violences sont révélées ou suspectées. C’est pourquoi, Mémo de Vie a également vocation à faciliter le travail des professionnels. Après plusieurs ateliers en collaboration avec nos territoires pilotes nous vous proposons aujourd’hui de vous saisir d’un nouveau support spécialement prévu pour vous : l’Affiche de prescription

Vous y trouverez un parcours de prescription intuitif pour reconnaitre et donc prescrire facilement un besoin exprimé et une solution apportée par les fonctionnalités de Mémo de Vie. En plaçant l’affiche dans les bureaux d’entretiens, face à vous et derrière la personne accueillie, vous pourrez vous remémorer les possibilités en un clin d’œil. 

L’affiche rejoint les autres supports de communication à destination des professionnels

N’hésitez pas à partager les informations et le lien aux ateliers de formation de l’outil à tous les acteurs de l’aide aux victimes.

Nous sommes aujourd’hui plus de 1 200 professionnels formés à la prescription et 60 000 informés sur l’outil, ne nous arrêtons pas là, et venez-vous inscrire aux prochains ateliers juste ici !

De plus nous tenons à vous informer que nous avons ajouté des versions "images" que vous pourrez directement publier sur vos réseaux sociaux ou en éléments de communication pour diffuser et rendre accessible Mémo de Vie à un maximum de personnes victimes dans le futur. 

Les supports de communication à destination de ces dernières restent à votre disposition. 

Et en kit imprimés via le formulaire.


116006 CatherineBertrand 09072021Le ministère de la Justice avait décidé de limiter le temps d’écoute des victimes sur la plateforme gouvernementale 116 006, numéro d’écoute pour toutes les victimes, notamment victimes d’attentats, de violences intrafamiliales (incestes, violences conjugales…), de violences faites aux femmes, alors même que le Président de la République a décrété la lutte contre les violences faites aux femmes « grande cause nationale du quinquennat ».

Le garde des Sceaux a rapidement décidé de supprimer cette notion de limitation du temps d'écoute, indiquant bien que l'objectif était de permettre à un maximum de victimes d'avoir accès au service. La fédération France Victimes a donc déposé une réponse à l'appel d'offre en ce sens.

Des négociations sont maintenant en cours entre la Fédération et le service des marchés du ministère de la Justice. Elles devraient aboutir avant le 31 octobre 2021, date d'échéance du précédent marché public.

Nous avons réuni les membres du Collectif afin de l'interroger sur la continuation de ce Collectif, et la grand majorité a souhaité poursuivre les échanges. La mobilisation autour de l'écoute des victimes, et puis plus largement autour de cette question fondamentale de l'aide aux personnes victimes fera l'objet d'une rencontre entre les membres à Paris pour déterminer les bases communes de réflexion et d'éventuelles futures mobilisations.

 

Les raisons de la mobilisation initiale

Face à cette limitation, qui est en totale contradiction avec le droit des victimes, la fédération France Victimes, en charge actuellement de ce numéro, lance aujourd’hui, avec les 130 associations locales d’aide aux victimes ainsi que des associations de victimes, le "Collectif France Victimes pour l’écoute des victimes" pour demander la suppression de la limitation du temps d’écoute des victimes.

Pour le Collectif, l’écoute des victimes est le cœur de notre humanité et la base de tout accompagnement. Les victimes doivent avoir le droit et le temps de partager et de s’exprimer sur les violences qu’elles subissent afin d’être prises en charge au mieux.

En voulant dans son appel d’offres public limiter le temps d’écoute des victimes, la justice française tourne le dos aux centaines de milliers de victimes. Accidents, viols, attentats, maltraitances, harcèlements.... Pas plus de 6 minutes !

En Europe, la France a été la première à construire un droit des victimes. Aujourd’hui, alors que la France prendra la présidence du Conseil de l’Union européenne, c’est l’Europe qui donne une leçon à la France.

L’organisation européenne Victim Support Europe, ainsi qu’une quinzaine d’associations européennes d’aide aux victimes, ont écrit au Président de la République Emmanuel Macron afin de l’alerter sur cette limitation, qui va à l’encontre du droit européen des victimes.

* Illustration Catherine Bertrand

 


Depuis ces dernières années, les risques numériques ne cessent de s'accroître et il est nécessaire de sensibiliser les particuliers.

En cette fin de mois Européen de la Cybersécurité Cybermalveillance.gouv.fr, dont la fédération France Victimes est membre, a ainsi décidé de renouveler son partenariat avec l’Institut National de la Consommation (INC) pour réaliser une série d’émissions Consomag sur les cybermenaces qui touchent les consommateurs et les bonnes pratiques à adopter pour s’en prémunir. 

Du 25 octobre au 13 novembre 2021 vous pourrez retrouver ces émissions sur les chaînes du groupe France Télévisions. 

Cette série est constituée de 4 vidéos abordant quatre thèmes différents, à savoir :

  • Comment reconnaître un message de phishing ?

Ici, cette vidéo présente les bonnes pratiques afin de déceler les tentatives d’hameçonnage qui, aujourd’hui sont de mieux en mieux réalisées. Cependant, un mail de phishing présente souvent des signes d’alerte qu’il est possible de déceler.

  • Pourquoi et comment sécuriser sa messagerie ? 

Pour cette vidéo, Cybermalveillance.gouv.fr nous donne l’essentiel à retenir pour sécuriser une boîte mail qui pourrait contenir des données sensibles (tels que des copies de carte d’identité, des mots de passe etc.).

  • Pourquoi et comment sécuriser ses objets connectés ? 

Avec l’essor des objets connectés, nous avons tendance à oublier qu’ils peuvent présenter des vulnérabilités qui peuvent entraîner certains risques pour votre cybersécurité. La vidéo permet d’obtenir des conseils et de rester vigilent.

  • Comment réagir en cas d’arnaque au faux support technique ? 

Si un appareil est bloqué et un message d’alerte demande d’appeler d’urgence un numéro de support informatique, c’est une arnaque au faux support technique. Mais pas de panique, cette dernière vidéo vous donne toutes les recommandations à mettre en place dans cette situation.


 

Qu’est-ce que les États généraux de la Justice ? 

“Trop lente, peu claire, inadaptée”, voilà ce que pensent les Français lorsqu’ils parlent de la Justice. Par ailleurs, 49 % d’entre eux n’ont pas confiance en cette dernière selon le Baromètre de la confiance politique (CEVIPOF), c’est pour cela que le Président de la République a lancé lundi 18 octobre 2021 à Poitiers, des États généraux pour restaurer la confiance entre la Justice et les Français. La fédération France Victimes y était invitée et participera à l’ensemble des phases de ces États généraux de la Justice.

Ce projet sur cinq mois, se situe dans la continuité du travail sur la réforme de la Justice via la plateforme “Parlons Justice !”. 

En effet les États généraux de la Justice “ont pour ambition de dresser un état de la situation de la Justice dans notre pays et de formuler des propositions concrètes pour mettre la Justice au centre du débat démocratique” indique le Président Macron. Pour ce faire, dans toute la France s’organisent des rencontres et des consultations des usagers de la Justice. Elles sont pilotées par une commission indépendante, présidée par le haut fonctionnaire Jean-Marc Sauvé (antérieurement à la tête de la commission sur les abus sexuels dans l'Eglise) afin de vérifier la bonne tenue du débat en assurant l’inclusion de tous, le traitement équitable des contributions et une pleine liberté de parole. Par ailleurs, deux hauts magistrats ainsi que les Présidents des Commissions des lois de l’Assemblée nationale et du Sénat sont parties prenantes de cette Commission afin d’y assurer une approche “transpartisane” précise l’Élysée.

A cette fin, un calendrier a été mis en place en quatre phases :

  • La phase de “Consultation”, du mois d’octobre jusqu’à début décembre : regroupe un questionnaire en ligne et des ateliers pour tous afin d’y recueillir des propositions
  • La phase d’“Expertise”, du mois de novembre jusqu’à décembre : réunit des groupes de travails de professionnels et des ateliers citoyens
  • La phase de “Convergence”, tout au long du mois de janvier : croisement des regards des citoyens, partenaires et professionnels pour la décision publique
  • La phase de “Synthèse et Proposition”, tout au long du mois de février : sera consacrée à la rédaction des propositions qui seront remises à l’exécutif.

Pourquoi, et comment y participer ?  

La participation aux États généraux permet, pour tous, la compréhension du fonctionnement de la justice, de retrouver confiance en cette dernière, de faire entendre sa voix pour que les conditions de fonctionnement de la Justice s’améliorent et enfin, en tant que professionnel voir le changement qui pourrait être engendré.

Il existe deux modalités de participation : 

  • La contribution individuelle, correspondant à la phase “Consultation”, où il est possible de répondre sur la plateforme “Parlons Justice !” (www.parlonsjustice.fr) au questionnaire des États Généraux de la Justice, ou en se rendant dans une Maison France Services (www.cohesion-territoires.gouvfr/france-services). Ceci s’adresse aux citoyens, partenaires ou professionnels pour contribuer au débat sur les grands enjeux de la Justice. 
  • La contribution collective, se tient elle aussi durant la phase “Consultation” où il sera possible de déposer sur la plateforme “Parlons Justice !” (www.parlonsjustice.fr), une contribution collective qui sera rendue publique et d’utiliser le kit mis à disposition. Cette contribution s’adresse notamment aux fonctionnaires et magistrats ainsi qu’aux partenaires. A cette fin, les participants peuvent prendre l’initiative d’organiser des ateliers locaux dont les conclusions pourront alimenter leur contribution.

Par ailleurs, des ateliers thématiques regroupant : la simplification de la procédure pénale et de la justice civile, la justice de protection, la justice pénitentiaire et de réinsertion, la justice économique et sociale, l’évolution des missions des statuts et le pilotage des organisations, seront mis à disposition pour les professionnels lors des phases d’“Expertise” et de “Convergence”.

Pour les citoyens, des ateliers délibératifs seront aussi mis en place pour approfondir, du point de vue du grand public, des sujets issus de la concertation en ligne, des ateliers thématiques et faire des recommandations citoyennes. Ceci se déroulera à partir de la phase d’“Expertise”.

Et enfin, pour les participants des ateliers thématiques et délibératifs pourront assister à l’atelier de convergence, pour aboutir à une vision partagée des citoyens et des professionnels sur les priorités à l’issue des États Généraux lors de la phase de “Convergence”.