Un chien d’assistance judiciaire au service des victimes

Le 14 mars dernier, ALAVI-France Victimes 46 a signé une Convention d’Accompagnement des Victimes et de l’Enfance par le Chien. Les principaux partenaires de cette convention sont le procureur de la République de Cahors, Frédéric Almendros, l’Association Handi’Chiens, la Fondation Adrienne et Pierre Sommer, les barreaux du Lot et du Lot-et-Garonne, les Conseils Départementaux d’Accès aux Droits des deux départements, la Préfecture et le SDIS du Lot.

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Une aide morale pour les victimes

LOL, le 1er chien d’assistance judiciaire en Europe, a pour mission d'aider les victimes d'infractions pénales, dont les enfants. Il a vocation à être une aide psychologique, un soutien permettant aux victimes de s'apaiser et se sentir en sécurité.

L’Association Handi’Chiens l’a éduqué pendant deux ans dans le but de le former à rester aux cotés des personnes durant tous les actes de la procédure pénale (auditions, confrontations, expertises et audience de jugement). L’équipe d’ALAVI-France Victimes 46 ainsi que 7 Sapeurs-Pompiers qui se sont portés volontaires ont suivi une formation dispensée par l’association afin d’accompagner LOL.

Le labrador est confié aux Sapeurs-Pompiers du Lot qui ont réaménagé le Centre d’Incendie et de Secours (CIS) de Cahors afin de l’accueillir dans les meilleures conditions. ALAVI-France Victimes 46 en a la charge financière.

 

Une première en Europe

Le recours aux chiens d’accompagnement dans le cadre de procédures pénales se pratique déjà aux États-Unis, où l’on compte 250 chiens d’assistance judiciaire. Le Procureur de Cahors, à l’initiative du projet en France, s’est inspiré des pratiques américaines. 

Soutenu par le cabinet de madame la Ministre de la Justice, Nicole Belloubet, cette procédure innovante est actuellement en phase d’expérimentation pour 6 mois.

LOL a effectué sa première intervention le vendredi 29 mars auprès d’une victime mineure auditionnée à la brigade de gendarmerie. Alors que l’enfant avait auparavant refusé d’entrer dans le bâtiment, la présence rassurante du chien l’a aidé à se confier à l’enquêteur. Durant l’entretien de près de 40 minutes, il n’a cessé de caresser le labrador.